Toxémie gravidique

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Toxémie gravidique, une pathologie qui peut être grave

Appelée aussi pré-éclampsie, la toxémie gravidique touche plus souvent les femmes enceintes de plus de 35 ans et celles qui attendent des jumeaux. Elle concerne 1 grossesse sur 20. Mais rentrons dans le vif du sujet.

La toxémie gravidique en quelques mots
Cette pathologie se caractérise par de l’hypertension artérielle (une tension supérieur à 13 pour le chiffre supérieure et à 9, pour le chiffre inférieur) et la présence d’albumine dans les urines et parfois même, un œdème des membres inférieurs du visage. D’autres signes avant-coureurs peuvent être des troubles oculaires, des bourdonnements d’oreille, des céphalées ou une somnolence inhabituelle. Elle se manifeste en général au cours du dernier trimestre de la grossesse. Le placenta est en cause puisqu’il sécrète des mauvaises substances pour les vaisseaux sanguins. Au final, il n’assure plus correctement les échanges avec l’utérus, à savoir une nutrition et une oxygénation suffisantes. Le bébé peut donc présenter des retards de croissance. Pour la mère, la toxémie gravidique se traduit par un dysfonctionnement rénal, pulmonaire, biliaire ou du système nerveux.

La toxémie gravidique, c’est grave docteur ?
Oui, ca peut être grave, notamment pour le bébé dont le poids peut être plus faible que la normal. En clair, il ne grandit pas et ne grossit pas suffisamment. On peut aussi constater l’apparition d’un hématome rétroplacentaire (petite poche de sang située derrière le placenta). La mère peut être victime d’une crise d’éclampsie et d’une crise d’épilepsie pouvant entrainer des convulsions et une perte de conscience. Aujourd’hui, ce type de crise reste exceptionnel.

Les femmes à risque
S’il s’agit de votre premier enfant, si vous avez plus de 40 ans, si vous attendez des jumeaux, si vous êtes obèse ou hypertendue et si vous avez déjà eu une toxémie gravidique, vous avez des risques de contracter cette pathologie. Il est alors nécessaire d’être suivie. Le médecin vous prescrira du repos, une alimentation pauvre en sel. Vous pouvez amenée à être hospitalisée. Vous êtes alors placée sous monitoring pour suivre en temps réel le bon développement du fœtus et détecter le moindre signe de souffrance fœtale. Le médecin peut choisir de déclencher l’accouchement ou de pratiquer une césarienne. Si vous avez plusieurs antécédents, un traitement par aspirine peut vous être donné entre la 15ème et la 35ème semaine de grossesse.