Le syndrome de Peter Pan

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Avez-vous entendu parler du syndrome de Peter Pan ? Tout le monde connaît le héros du dessin animé de Walt Disney mais pas forcément ce qui se cache derrière le syndrome du même nom. Le syndrome de Peter Pan caractérise le mal-être d’un adolescent qui refuse de grandir, un trouble psychologique qui peut parfois s’avérer dangereux à terme.

Définition du syndrome de Peter Pan
C’est le psychanalyste Dan Kiley qui a identifié ce syndrome caractérisant des enfants qui refusent de grandir, à l’instar du héros de Walt Disney. Le syndrome de Peter Pan touche davantage les jeunes garçons que les jeunes filles. Le syndrome de Peter Pan se manifeste par un comportement d’enfant quasi au quotidien : les adolescents, même devenus adultes, vont continuer à s’adonner à des jeux d’enfants, vouloir fréquenter des parcs d’attractions. Les personnes affectées par le syndrome de Peter Pan se refusent à quitter le monde de l’enfance. Elles ont également un rapport au temps et à la mort qui est complexe. Souvent, les personnes atteintes d’un syndrome de Peter Pan repoussent sans cesse au lendemain les choses qu’ils ont à faire. De même, elles n’ont pas véritablement conscience de la mort et se croient immortelles.

Comment expliquer le syndrome de Peter Pan
Si on regarde de près le profil des adolescents atteints du syndrome de Peter Pan, on constate qu’il s’agit davantage de personnes qui sont passées du statut d’enfant à celui d’adulte en occultant la phase adolescence. Un traumatisme pendant l’enfance ou une autre cause quelconque privent la personne de son adolescence. Grandir serait vécu comme une véritable angoisse, aller vers l’inconnu tandis que rester enfant rassurerait. Parfois aussi, les personnes atteintes par le syndrome de Peter Pan ont un blocage qui les empêchent de vivre pleinement et d’exprimer leurs émotions. Rester dans un monde imaginaire les réconforterait également.

Les conséquences du syndrome de Peter Pan
Les personnes dites Peter Pan affichent en général le visage d’un bon copain, sociable et affable. Mais dans la réalité, elles préfèrent la solitude et le cocon de leur maison. On constate un repli sur soi de ces personnes diagnostiquées Peter Pan. Sur le plan professionnel, les Peter Pan vont manquer d’initiative, d’ambition et vont occuper un poste en deçà de leurs compétences et niveau d’études. Côté vie sociale, les personnes atteintes du syndrome de Peter Pan peuvent mener une existence familiale tout à fait normale tout en ayant des rapports avec les autres qui manquent d’investissement. Une forme d’immaturité caractérise les Peter Pan. Dans certains cas, des troubles sexuels peuvent être observés (éjaculation précoce, vaginisme, impuissance). Dans un couple, l’homme le plus souvent atteint par le syndrome de Peter Pan va rechercher dans sa compagne l’image et le lien avec la mère, ce qui peut parfois être difficile à vivre pour la compagne. Si les Peter Pan pour beaucoup vivent bien avec leur syndrome, certains sombrent dans la dépression. Une psychothérapie s’impose alors pour guérir.