Rubéole et roséole

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Très souvent semblables dans leurs symptômes, la rubéole et la roséole sont pourtant deux maladies très différentes.
Alors que l’une comporte des risques de complications qui peuvent parfois être graves, l’autre est plutôt qualifiée d’inoffensive avec en prime un caractère beaucoup moins contagieux.

Qu’est-ce que la rubéole et la roséole ?
La rubéole et la roséole sont toutes les deux des maladies virales, la première étant causée par la présence dans l’organisme du rubivirus, et la seconde par le virus herpès humain de type 6 (HHV-6).

Alors que la rubéole est fortement contagieuse par simple projection de postillons en éternuant ou en toussant, et par le biais de surfaces et d’objets contaminés, la roséole apparaît comme beaucoup moins contagieuse, à un tel point que les médecins ne sont pas encore certains de son mode de transmission. Les deux maladies se soignent toutes les deux généralement en une semaine. D’une manière générale, et à cause des complications qu’elle peut engendrer, la rubéole est une maladie beaucoup plus sérieuse que la roséole.

Quels sont les symptômes de la rubéole et de la roséole ?
La rubéole et la roséole sont des maladies qui sont très souvent présentées ensemble pour la simple et bonne raison qu’elles entraînent des symptômes similaires : une fièvre plus ou moins importante, des maux de tête et des quintes de toux qui sont très vite accompagnées par l’apparition de plaques rosâtres, dans un premier temps sur le visage, puis sur le reste du corps en commençant par le haut du thorax. Un gonflement des ganglions lymphatiques au niveau du cou peut également être observé. Les symptômes disparaissent généralement en 3 à 7 jours.

La rubéole et la roséole peuvent-elles engendrer des complications ?
Les complications liées à la roséole sont extrêmement rares et quand elles surviennent, il s’agit généralement de convulsions liées à une éventuelle déshydratation. En ce qui concerne la rubéole, si les complications chez l’enfant sont également rares et minimes, il existe toutefois un très grand risque pour les femmes enceintes non immunisées. La maladie est en effet très dangereuse pour le fœtus car elle peut engendrer des malformations ainsi que des fausses couches. Il est alors crucial de prévenir ses proches ainsi que l’école ou la crèche de son enfant dès lors que le diagnostic de rubéole est posé, et d’éviter le contact avec les femmes enceintes.

Quel est le traitement contre la rubéole et la roséole ?
La rubéole et la roséole étant des maladies virales que les antibiotiques ne peuvent pas combattre, les traitements prescrits sont la plupart du temps destinés à soulager les symptômes pour par exemple atténuer la fièvre et les maux de tête. Les médecins préconisent par ailleurs un repos total et une bonne hydratation de l’enfant pour compenser la déshydratation due à la fièvre.

Le vaccin ROR : un allié à ne pas oublier !
Contrairement à la roséole qui n’est associée à aucun vaccin au vu de son caractère bénin, la rubéole peut être prévenue grâce au vaccin ROR qui protège à la fois de la rougeole, des oreillons et de la rubéole. Bien que non obligatoire, il s’agit d’un vaccin fortement recommandé pour limiter les risques de complications liés aux trois maladies et ainsi préserver la santé de son boutchou. Le Ministère de la Santé préconise une première injection à 1 an, 9 mois si le bébé est en collectivité, avec un rappel entre 13 et 24 mois, et en cas de vie en collectivité, entre 12 et 15 mois.