les troubles du sommeil de bébé

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Bien plus fréquents qu’ils n’y paraissent, les troubles du sommeil toucheraient 20% des enfants de moins de 3 ans soit un enfant sur cinq ! Suivant le degré d’inquiétude qu’ils occasionnent, les tracas nocturnes doivent être considérés différemment et les parents doivent avant tout savoir rassurer leur enfant.


Peur du noir et cauchemars

Certains enfants connaissent des problèmes de sommeil liés à une « angoisse de la nuit ». Une fois la journée terminée, se retrouver seul dans sa chambre peut générer de l’anxiété. Chez les plus petits âgés de moins d’un an, les troubles du sommeil sont essentiellement dus à l’angoisse de séparation : Bébé se réveille en pleurs car il a besoin d’être rassuré en sentant la présence de ses parents.

C’est ici que prend tout l’intérêt du rituel du coucher (un bain, une chanson, des câlins…) qui instauré dès les premiers mois de Bébé lui permettra d’aborder la nuit en toute sérénité. Des ennuis de santé comme par exemple un reflux gastro-oesophagien ou d’autres troubles tels que l’apnée du sommeil peuvent également gêner le nourrisson dans son sommeil. Dans tous les cas, si votre bébé rencontre des difficultés dans son sommeil sur une longue période alors qu’il faisait parfaitement ses nuits, consultez votre pédiatre.

Aux alentours d’un an, c’est le début des cauchemars. Plus les enfants avancent en âge, plus les mauvais rêves leur font peur, car d’une part ils ont un imaginaire de plus en plus développé, et d’autre part ils comprennent mieux le caractère effrayant de ce qu’ils voient. Un enfant de 3 ans dira ainsi à sa maman qu’un monstre est caché sous son lit ou qu’une sorcière effrayante va sortir de l’armoire dès que la porte sera fermée.

Il n’y a aucune inquiétude tant que ces cauchemars sont occasionnels, nous sommes tous passés par là ! Un enfant qui fait des cauchemars a juste besoin d’être rassuré avec des câlins et de s’entendre expliquer une énième fois que les monstres n’existent pas et que tout le monde fait des cauchemars. Là aussi, le rituel du coucher permet d’apporter aux enfants un sentiment de sécurité. Pour les rassurer au maximum, laisser une veilleuse ou la porte entrouverte sur le couloir allumé s’avère être une très bonne solution.

Les terreurs nocturnes et le somnambulisme
Les terreurs nocturnes sont à différencier des cauchemars car l’enfant n’est tout simplement pas conscient de sa panique. Les parents se sentent souvent désarmés face à ces épisodes car leur bébé est véritablement pris d’une grande angoisse avec la plupart du temps des hurlements, des pleurs et des tremblements.
Dans ce cas, il ne faut surtout pas le réveiller car il ne réalise pas du tout ce qu’il se passe au point qu’il se rendormira tout seul quelques minutes plus tard sans aucun souvenir de ce qu’il s’est passé le lendemain ! Il en va de même pour le somnambulisme : même si vous vous sentez dépassé par les événements en voyant votre enfant marcher comme un automate et ouvrir le frigo sans vous répondre quand vous lui parlez, ne le réveillez pas mais raccompagnez-le doucement vers son lit.

Consulter quand ça perdure
Les troubles du sommeil deviennent préoccupants lorsqu’ils sont récurrents ou dans le cas du somnambulisme, quand ils mettent la vie de votre enfant en danger. Après un épisode de cauchemar ou de terreur nocturne parlez avec votre enfant afin de savoir précisément ce qu’il a vu : c’est une première piste qui peut aider à décrypter l’origine d’un malaise.

Discutez ensuite avec lui pour savoir si quelque chose dans le quotidien lui fait peur : des problèmes avec la nounou, une parole maladroite de Mamie ou de Tonton qui l’aurait choqué. Si votre couple est confronté à des difficultés, demandez à votre enfant si le fait que maman et papa se disputent souvent lui fait peur. Un manque de sommeil (des siestes qui sautent régulièrement) ou une chambre inconfortable (humidité, bruit…) peuvent également favoriser l’apparition de troubles du sommeil.

Si malgré ces discussions et tous vos efforts pour le rassurer votre enfant continue à connaître régulièrement des nuits agitées, il est alors temps de consulter votre pédiatre. Il pourra déterminer l’origine des troubles ou à défaut vous orienter vers un pédopsychiatre.