Les symptômes du cancer du rectum

0
6022

Comme le cancer du côlon, le cancer du rectum se développe sans forcément trop de signes extérieurs. C’est pourquoi il est détecté parfois un peu tardivement. Les symptômes du cancer du rectum sont très proches de ceux du cancer du côlon. Voyons dès à présent quels sont les symptômes spécifiques du cancer du rectum.

Les symptômes habituels du cancer du rectum
Comme dans le cas d’un cancer du côlon, des troubles persistants du transit sont observés dans le cadre d’un cancer du rectum : constipation ou au contraire, diarrhées, augmentation du volume de l’abdomen, selles étroites, besoin quasi permanent d’aller à la selle, vomissements, efforts douloureux lors des selles, lourdeur du rectum, présence de rectorragies et de sang rouge ou de glaires avant d’expulser les matières ou après l’effort d’expulsion. On constate aussi chez certains patients atteints d’un cancer du rectum des tiraillements, des difficultés pour uriner, des douleurs au niveau du petit bassin. Ces signes sont malheureusement aussi des signes d’une propagation du cancer du rectum à l’organe voisin qu’est le bassin. Des tiraillements pelviens peuvent également augurer d’un cancer au niveau des organes gynécologiques chez une femme. Perte de poids, altération de l’état général, anémie, autant de symptômes qui caractérisent par ailleurs la présence d’un cancer du rectum. Mais attention, quels que soient les symptômes, leur nature mérite d’être confirmée par des examens car par exemple, des hémorroïdes peuvent expliquer du sang dans les selles et des polypes bénins au niveau du rectum peuvent également être source de fatigue. Le cancer du rectum ne doit pas non plus être confondu avec une endométriose rectale chez une femme ou un simple ulcère du rectum.

Le diagnostic du cancer du rectum
Si vous constatez que vous êtes porteur d’un ou plusieurs symptômes cités plus haut, l’idéal est de ne pas trop tarder pour aller consulter. Votre médecin généraliste pourra d’abord pratiquer ce qu’on appelle un toucher rectal, lequel permettra de mettre en évidence la présence d’une tumeur au niveau du rectum. Un bourrelet et une masse non homogène ainsi qu’un saignement au contact du doigt sont de premiers indicateurs. En cas de doute, une rectoscopie est pratiquée.
A l’aide d’un endoscope, on regarde précisément ce qui se passe à l’intérieur du rectum.
La rectoscopie permet de prélever des morceaux de tissu rectal, lesquels sont ensuite examinés en laboratoire au microscope. Localisation, taille et aspect de la tumeur sont également évalués
au cours d’une rectoscopie, de même que la distance entre l’anus et la partie inférieure de la tumeur. Un peu douloureux et pas très agréable, la rectoscopie reste néanmoins un élément de diagnostic très fiable.
Parmi les autres examens intervenant dans le diagnostic d’un cancer du rectum : l’examen de sang fécal, la sigmoïdoscopie, un examen plus rapide et moins complet que la coloscopie, qui permet d’explorer le rectum et le colon sigmoïde, la radioscopie après lavement au barym qui offre une visualisation du côlon en 3D, le coloscanner ou scanner du côlon, la tomodensitométrie pour détecter d’éventuelles métastases.
IRM et scanner complètent et affinent le diagnostic, notamment en permettant de voir si le cancer du rectum n’a pas encore atteint d’organes voisins comme la prostate, la vessie, le vagin, l’utérus ou les reins. On regarde aussi si le cancer du rectum n’a pas encore abouti à un envahissement ganglionnaire.