Les différents types de cancer du rectum

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Le cancer du rectum se présente sous plusieurs formes, qui en fait, caractérisent aussi les différents stades d’évolution de la maladie et déterminent le traitement à adopter. Focus sur les différents types de cancer du rectum.

Les polypes
Comme pour le cancer du côlon, le cancer du rectum se développe en général à partir d’un polype qui devient progressivement cancéreux. Mais attention, tous les polypes ne sont pas forcément des tumeurs cancéreuses. Souvent bénins, les polypes sont d’ailleurs enlevés lorsque le patient effectue une coloscopie.

Les adénocarcinomes
Ce sont en fait des polypes qui sont devenus adénomateux et qui se développent à partir des glandes situées dans la muqueuse du rectum. Pour 70% d’entre eux, ils sont responsables de 80% des cancers colorectaux.
Ce type de polype met environ 10 ans pour grossir et devenir cancéreux. 3 adénomes sur 1000 finissent en cancer. Plus le polype est gros, plus il est en surnombre dans le rectum et plus le risque de développer un cancer du rectum est important. L’adénome peut être villeux, tubuleux, tubolovilleux ou plan. Le premier pouvant beaucoup grossir est celui qui a le plus de risque de dégénérer en cancer et surtout, d’être difficile à enlever. Le deuxième est plus petit et plus généralement celui que l’on retrouve au niveau du rectum. Il a peu de risque de se transformer en cancer et est très souvent retiré lors d’une coloscopie. Quant à l’adénome tubolovilleux, il peut soit se comporter comme un adénome tubuleux ou comme un adénome villeux. Enfin, l’adénome plan caractérise une lésion localisée qui a de forts risques d’évoluer en cancer du rectum.

Les tumeurs plus rares
Si 90 à 95% des cancers colorectaux sont dus à des adénocarcinomes, il reste 5% de cas qui correspondent à des formes de cancers plus rares. Parmi celles-ci, on distingue les lymphomes ou cancers du système immunitaire. Un lymphome peut se développer ou très vite ou très lentement, fonction de sa nature. Ensuite, il y a les tumeurs carcinoïdes rectales. 15% des tumeurs carcinoïdes du tube digestif sont d’ailleurs localisées au rectum. Ce type de tumeur évolue lentement et guérit difficilement. Les tumeurs rectales secondaires se caractérisent en fait par un envahissement du rectum d’un cancer d’un organe adjacent (foie, prostate, vessie, utérus, fosse ischio-anale).

Un cancer envahissant
Comme pour le cancer du côlon, les tumeurs rectales peuvent envahir les ganglions lymphatiques et toucher les cellules des organes voisins. Plus la paroi du rectum est infestée en profondeur, plus les ganglions des organes adjacents sont touchés et plus le pronostic vital est engagé.