Les bouffées de chaleur

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C’est souvent lorsque survient la ménopause que les bouffées de chaleur font leur première apparition. Elles sont en tout cas bien désagréables et celles qui en souffrent tentent parfois un traitement miracle pour s’en débarrasser.
Voyons de plus près les signes caractéristiques des bouffées de chaleur, leurs facteurs, les traitements possibles et surtout, les gestes préventifs à adopter.


Les bouffées de chaleur, ces signes qui ne trompent pas

A la ménopause, les taux hormonaux se modifient, engendrant une baisse du taux d’oestrogènes. C’est cette diminution qui est à imputer aux bouffées de chaleur. Elles surviennent à n’importe quel moment de la journée et aussitôt, on a envie de tout enlever et d’ouvrir toutes les fenêtres ! Elles peuvent s’accompagner de rougeurs, de suées, assez désagréables, et si vous souffrez de bouffées de chaleur nocturnes, la qualité de votre sommeil en est forcément altérée comme celle de vos journées. En clair, ces bouffées de chaleur peuvent participer à votre fatigue ainsi qu’à votre nervosité ! Si certaines s’en accommodent, d’autres le vivent mal car ces bouffées peuvent nuire à la qualité de la vie intime et de la vie professionnelle.

Quels sont les facteurs qui peuvent engendrer les bouffées de chaleur ?
On l’a dit, presque toutes les femmes en préménopause subissent ces horribles bouffées de chaleur. Une femme qui a subi une ablation des ovaires, qui est sujette à l’hypertension, une femme aussi qui est stressée ou très émotive, sont autant de facteurs qui peuvent occasionner les bouffées de chaleur. L’hyperthyroïdie, la rosacée (maladie de la peau), une chimiothérapie ou une irradiation des ovaires sont aussi d’autres causes génératrices de bouffées de chaleur.

Les traitements préconisés pour lutter contre les bouffées de chaleur
Celui qui vient à l’esprit est bien entendu le traitement hormonal de substitution. Son action sur la diminution des bouffées de chaleur est désormais prouvé. Cependant, ses effets secondaires sont aussi à pointer du doigt : augmentation du risque de cancer du sein, de phlébite, d’infarctus et autre trouble cardiovasculaire. Le traitement hormonal de substitution est d’ailleurs prescrit à dose minimale et sur une courte période. Mieux vaut donc recourir à des traitements plus doux. Certains médecins prescrivent des antidépresseurs dont l’action sur la réduction des bouffées de chaleur semble très efficace.

En prévention
Prévenir les bouffées de chaleur repose notamment sur l’adoption d’une alimentation riche en phytoestrogènes comme le soja, le fenouil, le brocolis, la sauge ou le riz et pauvre en graisses. Si vous pouvez diminuer la quantité de viandes rouges, d’alcool et de caféine, sans oublier les plats qui donnent chaud comme la choucroute, c’est mieux pour vous. La phytothérapie peut également vous aider à lutter contre les bouffées de chaleur : huile d’onagre, jus de carotte, gélules de trèfle rouge ou de pollen. L’homéopathie se révèle être aussi un excellent atout pour parer aux bouffées de chaleur : aconitum en cas d’anxiété, sepia en cas de suées généralisées, sanguinaria canadensis en cas joues rouges et lachesis mutus si les bouffées de chaleur se manifestent au réveil. Au quotidien, ayez toujours à disposition une bombe d’eau, des lingettes rafraîchissantes et oubliez les fibres synthétiques qui font transpirer à grosses gouttes !