Le redoublement

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Votre enfant a de mauvais résultats, en tout cas, insuffisants pour passer en niveau supérieur, selon son professeur. Il est donc orienté vers un redoublement. Lorsque les parents se retrouvent confrontés au redoublement de leur enfant, pour beaucoup, cela est synonyme d’échec. Alors, faut-il ou non éviter ou refuser un redoublement ?

Redoubler une classe, oui mais pourquoi ?
Un enfant qui a des résultats scolaires médiocres, qui a du mal à suivre, dont les résultats baissent et qui semble démotivé est un enfant que les professeurs vont inciter à redoubler. Redoubler n’est pas une fatalité mais parfois le moyen de rattraper des lacunes profondes dans certaines matières, de retrouver confiance en soi.

Si en primaire, redoubler n’a parfois que peu d’intérêt, au collège et au lycée, les choses ne sont pas les mêmes.Au collège, c’est un enfant sur 3 qui va redoubler une classe et au lycée, presque un enfant sur 2 va connaître un redoublement. Au-delà des résultats, il arrive aussi que certains événements viennent perturber le psychisme de l’enfant et donc au final, sa capacité d’apprentissage (divorce des parents, décès d’un proche, changement d’école, mauvaises fréquentations, problèmes physiques, difficultés de concentration, problèmes de vue, dyslexie…).

Il est très important d’être à l’écoute de son enfant tout au long de l’année, et notamment, les deux premiers trimestres. Le redoublement ne sera une réussite que s’il est accepté aussi par l’enfant. Certains parents vont également préférer un redoublement à une réorientation vers les filières professionnelles. Là encore, il est important d’en discuter avec votre enfant. Le redoublement doit être vécu comme une nouvelle chance pour l’enfant de progresser, d’acquérir une vraie méthode de travail utile pour la suite, une opportunité d’atteindre un objectif professionnel.

Peut-on refuser un redoublement ?
Tout dépend du cas de votre enfant. En règle général, les notes obtenues dans les matières principales comme le français et les mathématiques importent le plus. Un retard ou des notes basses dans une matière plus secondaire peut tout à fait être comblé sans pour autant recourir à un redoublement. Idem pour la méthode de travail, inutile d’envisager un redoublement s’il s’agit uniquement d’une question d’organisation et de rigueur. Il faudra davantage mettre l’accent sur ce point au trimestre suivant. Enfin, si votre enfant présente un comportement perturbateur, là encore, il faut examiner les causes exactes et trouver les moyens de l’inciter à remettre à travailler. Autre argument qui incite souvent les parents à refuser le redoublement, c’est la certitude que votre enfant va s’ennuyer en revoyant un programme qu’il a déjà vu.

Comment exprimer son refus ?
C’est simple, au cours du deuxième trimestre, vous faites les vœux. Autrement dit, vous signifiez au corps enseignant ce que vous souhaitez pour votre enfant : passage en classe supérieure, redoublement, réorientation…Si les professeurs s’opposent à votre choix, vous avez la possibilité de faire appel auprès du chef d’établissement. Si celui-ci refuse votre décision, vous avez encore la possibilité de faire entendre votre voix auprès d’une commission d’appel à l’inspection Académique.