Le racket à l’école

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Le racket est un phénomène en recrudescence et qui affecte autant les enfants au collège qu’au lycée. Parfois, les enfants mettent un certain temps avant d’avouer qu’ils sont victimes de racket, laissant ainsi leurs parents dans un profond désarroi. Il existe cependant des moyens de lutter contre le racket et certains signes ne trompent pas.

Le racket, c’est quoi exactement ?
Racketter un élève, c’est obtenir de lui sous la pression et la menace physique et verbale de l’argent ou des objets. Le plus souvent, les racketteurs sont mineurs mais en tout cas plus âgés que leurs victimes. Ils intimident donc leurs victimes. Le racket peut durer assez longtemps et se traduit par des « rendez-vous » journaliers ou hebdomadaires. Attention, le fait de racketter concerne également un élève qui forcer l’autre à faire ses devoirs ou à lui donner les réponses lors des contrôles. La violence physique et la brutalité peuvent accompagner les gestes d’extorsion.

Les conséquences du racket
Le racket a des conséquences lourdement négatives pour les racketteurs et les rackettés. Le racketteur, parce qu’à force de prendre l’habitude d’intimider un plus faible, il finit par n’avoir qu’un comportement délinquant. Le racketté car sur le plan psychologique, il est humilié, meurtri, pétri d’angoisses, perd confiance en lui et met du temps à panser sa plaie. Certains élèves rackettés finissent même par ne plus avoir envie d’aller à l’école et d’étudier et ce, que le racket ait lieu au collège ou au lycée. Certains aussi vont même aller jusqu’à la dépression sévère et au suicide. Quant au reste des camarades, le pire est qu’ils s’habituent à la situation et deviennent complices sans s’en rendre compte.

Les signes d’un racket
Un enfant racketté finit toujours par montrer des signes plus ou moins préoccupants. Par exemple, il a des difficultés scolaires, dort plus mal, paraît plus renfermé, voire plus triste. Un manque d’appétit, d’entrain, un refus parfois de se lier aux autres, tels sont les principaux signes du racket. L’agressivité peut également être un signe alarmant.

Comment répondre au racket
Il y a un comportement à adopter si nous sommes victimes de racket. Bien évidemment, c’est le rôle des parents d’anticiper et de prévenir leurs enfants des comportements déviants dans les cours de récréations : jeux violents et racket. Un enfant racketté ne doit pas montrer ses sentiments ou ses réactions, ne doit pas culpabiliser, doit circuler au maximum avec ses camarades, doit noter et recueillir un maximum de preuves.
Ce qui est important : dès les premiers rackets, rapidement, prendre conscience et en parler à ses proches et au corps enseignant. Racketter est synonyme de délit, n’oubliez pas que celui qui rackette risque une forte amende assortie d’une peine de prison. Parfois aussi, certains policiers peuvent se rendre dans les collèges et lycées pour animer des sessions de prévention contre le racket. Enfin, un numéro utile : Jeunes Violences Ecoute au 0 808 807 700 où des juristes et psychologues sont à l’écoute des enfants rackettés.