Le paludisme

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Si vous voyagez, notamment en Asie, on vous aura sans doute déjà averti des risques de paludisme et de la nécessité de vous en protéger via un traitement avant le départ. Vous négligez peut-être la prise d’un tel médicament, et pourtant, le paludisme sévit encore avec des conséquences plus ou moins graves. Lisez plutôt ci-dessous…

Le paludisme ou malaria
Malaria signifie mauvais air et c’est le nom privilégié par les anglo-saxons pour qualifier le paludisme. Le paludisme caractérise une maladie infectieuse que l’on doit à la piqûre de certains moustiques et uniquement des moustiques femelles. Plus de 200 millions de personnes sont atteintes de paludisme dans le monde et en 2009, la maladie a fait 800 000 morts. En afrique, un enfant meurt de paludisme toutes les 30 secondes.

En France, ce sont environ 5000 cas qui ont été importés en 2008. Les premiers touchés sont les enfants de 5 ans et la zone la plus contaminée demeure l’Afrique subsaharienne. Si vous êtes enceinte et infectée, vous avez des risques de transmettre en paludisme à votre bébé. La période d’incubation est de 1 à 3 semaines.

Comment se manifeste une crise de paludisme
Le virus du paludisme pénètre le foie progressivement jusqu’à infester les globules rouges et ainsi pouvoir se multiplier. Le signe principal demeure une poussée de fièvre qui si elle survient dans les 3 mois d’un voyage dans un pays touché par le paludisme doit être traitée en urgence. En plus de la fièvre, des tremblements et autres sueurs froides et d’une anémie, vous pouvez avoir des douleurs diffuses, une diarrhée et des nausées. Parfois, dans certains cas, peuvent survenir un ictère, un dysfonctionnement du rein ou des troubles de la conscience. Les crises durent environ 6 à 8 heures sur une durée de 3 semaines avant de s’éteindre complètement. Le patient souffre alors d’une fatigue intense.

Le traitement antipaludéen
Si vous ressentez les symptômes décrits plus haut et que vous revenez d’un pays impaludé, mieux consulter rapidement et vous rendre dans un laboratoire spécialisé qui confirmera la présence du parasite dans le sang. Les molécules les plus connues pour enrayer le parasite sont la chloroquine ou la quinine. D’autres, comme la méfloquine, sont utilisées dans les régions où vivent des parasites résistants à la chloroquine. Autrement dit, mieux vaut vous rendre dans un institut type Institut Pasteur avant de faire un voyage à l’étranger, histoire d’avoir le bon traitement antipaludéen. Ensuite, ce traitement n’étant pas suffisant, il vous sera fortement conseillée d’emmener avec vous une moustiquaire, un anti-moustiques, des vêtements longs. Côté vaccins, la recherche avance mais avec la mutation du virus, devenant résistant aux traitements actuels et avec la libre circulation des personnes, les choses se compliquent. Le paludisme réapparaît ainsi là où il avait disparu de même qu’en 2006, des cas de paludisme ont même été constatés à l’aéroport de Heathrow, d’Amsterdam et en Corse. Or, ces personnes n’ayant pas voyagé en zones impaludées, il semblerait que le parasite ait fait route jusqu’à eux…