Le dépistage et la prévention du cancer du poumon

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On ne le dira jamais assez mais il est vital de dépister au plus tôt un cancer quel qu’il soit. Cela est notamment vrai pour le cancer du poumon dont on sait aujourd’hui qu’il est souvent détecté tardivement, les symptômes mettant parfois un certains temps à se déclarer. Le dépistage et la prévention du cancer du poumon est primordiale, le point sur les différents examens propres au dépistage du cancer du poumon.

Les examens scientifiquement reconnus dans le dépistage
L’analyse des crachats et la radiographie pulmonaire sont d’ordinaire les examens de base qui permettent de diagnostiquer la présence d’un cancer du poumon ou non. Mais ces examens ont aujourd’hui des limites, à savoir que la tumeur doit avoir atteint une certaine taille (plus d’un centimètre) pour être visible à la radio. D’où l’intérêt de recourir au scanner à faibles doses. Néanmoins, 90% des anomalies détectées sur des scanners spiralés ne donnent pas lieu à un cancer et selon des études récentes, le nombre de faux positifs est conséquent, du coup, on ne peut envisager un dépistage précoce du cancer du poumon via le scanner spiralé.
Un gros fumeur de plus de 45 ans qui contrôlerait ses poumons tous les 4 mois via une radiographie du thorax pourrait se prémunir du risque du cancer du poumon d’après certains tests menés auprès de cette population cible. En clair, si vous présentez dès le départ des facteurs de risque, la meilleure façon de dépister un éventuel cancer du poumon va être de réaliser régulièrement des bilans de santé et des radiographies du thorax.
Néanmoins, le risque 0 n’existe pas et en matière de dépistage, les radios et la recherche de cellules cancéreuses dans les crachats à intervalles réguliers ne permettent pas pour autant d’augmenter les possibilités de guérison.

Les autres examens à l’étude du dépistage du cancer du poumon
La recherche et les personnes à risque attendent beaucoup du test sanguin. Celui-ci a été mis au point par la société BioSystems en 2009. BioSystems a identifié treize anticorps spécifiques du cancer du poumon, qui “ont révélé une très bonne sensibilité, supérieure à 80 %”, souligne son directeur général, Jean-Pierre Tirouflet. Après avoir été testé à l’hôpital Avicennes de Bobigny en septembre 2009, ce test sanguin pourrait être prescrit aux fumeurs tous les 6 mois, comme test de dépistage et de prévention.
Un laboratoire néo-zélandais a lui mis au point un autre test destiné à déterminer parmi les fumeurs, ceux qui présentent plus de risques que les autres. Ce test utilise la salive comme source principale, afin de rechercher dans l’ADN du patient la probabilité la plus forte de risque de cancer du poumon. Ensuite, les résultats sont mis en face d’autres facteurs comme l’âge ou les antécédents familiaux. Résultat : le patient est alors catégorisé à très haut risque, haut risque ou risque modéré. En France, la commercialisation de ce test n’est pas à l’ordre du jour, la crédibilité du test étant jugée insuffisante.
Autre progrès en matière de dépistage, les nouvelles techniques, telle la tomographie par émission de positrons (TEP) qui devraient permettre de détecter des tumeurs à un stade très précoce et d’une taille d’1 cm.

La prévention des cancers du poumon
La plus simple et la plus efficace des préventions contre le cancer du poumon est bien entendu de ne plus fumer. Avec les nouvelles lois anti-tabac qui sévissent un peu partout en Europe, cela contribue à minimaliser le risque de cancer du poumon. Si vous fumez depuis longtemps, mieux vaut faire un bilan sanguin et un contrôle radiographique très régulièrement pour prévenir au mieux le risque de cancer du poumon. En terme de prévention, l’alimentation joue aussi un rôle très important. Dans votre alimentation, privilégiez les fruits et légumes riches en béta-carotènes. Les légumes verts et les folates permettent aussi de se prémunir contre un éventuel cancer du poumon. Consommez souvent des aliments riches en antioxydants, en vitamine C et D (thé vert, origan, brocolis…). Noix, graines de lin, seigle renferment par ailleurs des molécules anti-cancéreuses. Si vous travaillez dans un environnement à risque, manipulez toujours les produits toxiques avec extrême précaution et n’oubliez pas, une fois à la maison, d’aérer votre habitat.