Le dépistage et la prévention du cancer du côlon

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Le cancer du côlon, on l’a vu, présente des signes détectés souvent trop tardivement. Or, il est clair que plus le dépistage de ces signes se fait tôt et plus les chances de rémission sont importantes. Le dépistage du cancer du côlon passe donc par plusieurs examens à avoir en tête. Quant à la prévention, ces dernières années, elle s’est accrue avec des campagnes nationales lancées à coup de renforts médiatiques.

Les examens scientifiquement reconnus dans le dépistage
Première étape essentielle au dépistage du cancer du côlon, la recherche de sang fécal. Celle-ci se fait au moyen du test Hemoccult, qu’il est recommandé de pratiquer tous les 2 ans chez les personnes de plus de 50 ans. Attention, avant de faire ce test, il ne faut pas consommer d’aliments susceptibles de changer la coloration des selles comme le boudin noir ou les betteraves.
En revanche, ce test est insuffisant pour dépister à 100% un cancer du côlon ; on estime d’ailleurs qu’un cancer du côlon sur deux n’est pas dépisté avec ce test.
La coloscopie est donc en général l’examen qui complète le dépistage du cancer du côlon, préconisée en premier lieu chez les personnes présentant des facteurs de risque ou ayant déjà eu un cancer du côlon. Le dépistage systématique du cancer du côlon revêt un enjeu crucial car on le sait, le cancer du côlon évolue lentement. Autrement dit, l’intérêt d’un dépistage précoce est de pouvoir ensuite adapter les traitements et les soins et permettre au patient de guérir de son cancer du côlon. D’où les campagnes radio et TV annuelles destinées à sensibiliser le public sur le thème du dépistage du cancer colo-rectal.

A l’étude dans le dépistage du cancer du côlon
L’analyse spectrométrique d’un échantillon de selles grâce à un spectromètre à résonance magnétique serait « capable dans 95 % des cas d’identifier à la fois la présence d’un cancer et de polypes précancéreux », selon l’Institut du Biodiagnostic de Winnipeg (Canada). Evaluée aujourd’hui sur des animaux, ce type d’analyse pourrait donc demain être utilisée pour l’homme. Autre technique : la recherche d’acides désoxyribonucléiques anormaux dans les selles dont l’efficacité semble plus probante que le test Hemoccult.

La prévention du cancer du côlon
Réduire d’au moins 15% le risque de décès causé par le cancer du côlon, c’est l’objectif du dépistage systématique chez les sujets de plus de 50 ans, à raison d’un examen tous les 2 ans. En terme de mode de vie, certaines règles peuvent permettre de se prémunir du risque de cancer du côlon : arrêter le tabac, pratiquer une activité physique régulière, maintenir son poids et manger sainement et varié (légumes, fibres, antioxydants, céréales, magnésium, calcium, vitamine B9). Autres moyens de prévention contre l’apparition des polypes intestinaux : des compléments en vitamine D, prises régulières voire journalières d’aspirine et de certains anti-inflammatoires non stéroïdiens.