Le dépistage et la prévention du cancer des testicules

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On ne le dira jamais assez mais le dépistage est majeur dans la plupart des cancers et a fortiori, dans le cancer des testicules. Ce dernier dépisté précocement, notamment par le biais de l’auto-examen ou auto-palpation des testicules, est guéri dans la majorité des cas. En parallèle de ce dépistage, la prévention et la conduite à observer pour se prémunir du risque de cancer des testicules sont elles aussi très importantes.

Les examens reconnus dans le dépistage
Les médecins et les urologues en particulier recommandent le dépistage du cancer des testicules de façon généralisée et ce, dès l’âge de 15 ans. Car on le sait, c’est souvent à la puberté et au moment du développement des organes génitaux que les tumeurs apparaissent. Autrement dit, leur message est clair : dès 15 ans, chaque garçon devrait être en mesure de se palper régulièrement les testicules. Chacun à cet âge devrait savoir reconnaître et apprécier l’aspect et les sensations habituels de ses testicules.
Une douleur testiculaire, une augmentation de la taille des testicules ou la formation d’une petite masse à l’endroit des testicules doivent vous mettre en alerte et constituent les premiers éléments d’un dépistage précoce. Par ailleurs, il est à noter les résultats d’une étude suédoise portant sur le rôle d’une protéine AP-2y dont la présence pourrait être associée à un cancer testiculaire.

La prévention du cancer des testicules
En matière de prévention, il n’existe à proprement parler aucune réelle forme de prévention. En fait, la seule manière de prévenir un quelconque risque de cancer des testicules (a fortiori si on fait partie d’une population à risque) consiste en l’auto-palpation régulière des testicules. En matière de prévention, même si ses effets ne semblent pas complètement prouvés sur le plan scientifique, la chimioprévention est pratiquée de plus en plus, notamment sur les sujets à risque.
Objectif : réduire le risque de développement du cancer des testicules ou éviter le risque de récidive par l’emploi de substances naturelles ou synthétiques. On estime à 400 le nombre de substances susceptibles de bloquer le déclenchement d’un cancer dont 40 sont testées sur des patients à haut risque. Enfin, et sur un autre plan, la prévention peut s’exercer au moyen de campagnes de sensibilisation au cancer des testicules. On se souvient par exemple de l’initiative du groupe Stéréophonics, engagé pour un clip publicitaire en 2002 vantant les mérites de l’auto-palpation des testicules. Plus récemment, le Male Cancer Awareness a mis en scène le mannequin anglais Rhian Sugden pour sensibiliser les jeunes au dépistage du cancer des testicules.