Le dépistage et la prévention du cancer de la prostate

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Le cancer de la prostate est un de ces cancers qui malheureusement se dépiste relativement tard, ce qui parfois augure d’un mauvais pronostic, en l’occurrence, un cancer de la prostate généralisé à d’autres organes du corps. Au-delà du dépistage qu’il est important de favoriser précocement, la prévention du cancer de la prostate est également très importante. Plusieurs examens sont nécessaires au dépistage du cancer de la prostate, de même qu’il existe plusieurs mesures préventives à prendre en compte.

Les examens scientifiquement reconnus dans le dépistage
L’examen clinique qui consiste en un toucher rectal devrait pouvoir être pratiqué systématiquement tous les deux ans chez les hommes de plus de 50 ans. Il permet souvent de repérer une éventuelle tumeur. Néanmoins, le toucher rectal ne fait pas consensus auprès du corps médical. Quant au dosage du PSA, qui apparaît à l’heure actuelle, comme l’examen de référence en matière de dépistage du cancer de la prostate, celui-ci fait également débat. En effet, selon une étude européenne portant sur deux groupes d’hommes de plus de 50 ans et mesurant le taux de mortalité par cancer de la prostate, la différence de taux entre les deux groupes serait de seulement 20%. Une étude américaine a par ailleurs réalisé une étude similaire avec des marqueurs sensiblement différents (PSA dosé tous les ans, toucher rectal). Résultat : pas de différence notable pour le taux de mortalité entre les deux groupes. Le dépistage est également très discuté soit pour des raisons de surtraitement (on traite un cancer peu agressif et qui n’aurait sans doute jamais causé la mort du patient) du cancer de la prostate ou de surdiagnostic (on diagnostique un cancer qui ne se serait probablement jamais réveillé du vivant du patient).

La prévention du cancer de la prostate
Elle repose comme on l’a déjà dit sur la surveillance des hommes de plus de 50 ans. Si vous êtes dans la cible, l’idéal est d’en discuter avec votre médecin traitant.
Un toucher rectal ainsi que le dosage du PSA est recommandé tous les 2 ans pour les hommes de plus de 50 ans. La crédibilité de ces tests étant toujours en cause dans le monde scientifique, il apparaît aussi que la prévention du cancer de la prostate repose sur certaines habitudes de vie :
consommation de fruits et légumes, peu de repas trop caloriques, pas de tabac ni d’alcool, suffisamment d’activité. Un supplément en vitamine D ainsi que la prise de médicaments contre la calvitie semblent aussi avoir un effet protecteur contre le cancer de la prostate. le soja, la vitamine E et le sélénium jouent également un rôle bénéfique en terme de prévention du cancer de la prostate.
Enfin, à noter l’incidence de la masturbation puisque selon une étude récente australienne, les hommes, qui se seraient adonné à la masturbation vers 20 ans, à raison de 5 fois par semaine, auraient réduit de 30% leur risque de développer un cancer de la prostate. Reste à noter les bienfaits du thé vert : riche en substances anti-oxydantes, le thé vert permettrait de limiter le développement des tumeurs. Ainsi, 6 tasses de thé quotidiennes chez l’homme permettrait de stopper le développement des cellules cancéreuses.