Le dépistage et la prévention du cancer de la gorge

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On ne le dira jamais assez mais il est vital de dépister au plus tôt un cancer quel qu’il soit. Cela est notamment vrai pour le cancer de la gorge, qui au même titre que le cancer du poumon, est souvent détecté tardivement, avec des signes qui mettent du temps à être repérés. Le point sur les différents examens propres au dépistage du cancer du de la gorge.

Les examens scientifiquement reconnus dans le dépistage
Comme dans la plupart des cancers, une biopsie se révèle être le seul examen qui permette de détecter la présence de cellules cancéreuses de manière fiable. En plus de la biopsie, le patient peut être amené à effectuer une radiographie, un scanner ou une IRM. Actuellement, les chirurgiens dentistes sont également formés à la détection des cancers de la bouche et de la gorge. Ils sont en effet les mieux à même de déceler des lésions suspectes au fond de la bouche. Rassurez-vous, le médecin généraliste est lui aussi capable de vous informer sur des lésions buccales quelconques et d’en reconnaître la nature. Aussi, en cas de toux persistante (plus de 10 jours), de difficulté pour avaler ou de grosseur dans le cou, vous devez prendre rendez-vous assez vite avec votre médecin traitant. Il sera là pour vous orienter vers un bilan ORL approfondi et des examens complémentaires plus fins. Si vous êtes un fumeur par exemple, mieux vaut prévoir un bilan ORL annuel. Idem si vous travaillez dans un environnement à risque où la surveillance doit également se faire sur le terrain professionnel.

A l’étude dans le dépistage du cancer de la gorge
On parle de plus en plus de l’étude DepistORL. Celle-ci porte sur un échantillon de patients de plus de 40 ans, fumeurs depuis au moins 20 ans et consommateurs d’alcool. Après un questionnaire précis, en cas de doute, le patient subit une nasofibroscopie et un brossage pharyngo-oesophagien. Cette enquête pourrait être le premier pas vers un dépistage systématique annuel des personnes à risque.

La prévention du cancer de la gorge
La plus simple et la plus efficace des préventions contre le cancer de la gorge, comme pour le cancer du poumon, est bien entendu de ne plus fumer. Avec les nouvelles lois anti-tabac qui sévissent un peu partout en Europe, cela contribue à minimaliser le risque de cancer de la gorge. En terme de consommation alimentaire, il est important de privilégier des aliments riches en vitamine A et en béta-carotènes (carottes, patates douces, potirons, melons, abricots, mangues, épinards, chicons), des produits laitiers, d’éviter les boissons trop sucrées, les matières grasses, de favoriser les aliments riches en oméga 3 comme le poisson. 75% des cancers de la gorge pourraient être évités en réduisant de façon importante la consommation de tabac et d’alcool. Fenrétinide, N-acétyl-cystéine et Sélénium pourraient jouer un rôle sur la diminution du risque de cancer de la gorge mais leur efficacité n’est pas encore prouvée à 100% par le corps scientifique.