Le déni de grossesse

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Le déni de grossesse : d’une grossesse inconsciente à une conscience maternelle

Le déni de grossesse, être enceinte et ne pas sans douter une seule seconde jusqu’au jour de l’accouchement, pas possible ? Et bien si, ce qu’on appelle le déni de grossesse, bien plus fréquent qu’on ne le pense.
Entre 300 et 350 femmes découvriraient leur grossesse le jour de l’accouchement. Autrefois, appelé grossesse inconsciente,
En conséquence, le déni de grossesse est plus complexe et mérite de s’y attarder.

Les manifestations d’un déni de grossesse

Justement, c’est bien ce qui interroge encore le corps médical. Le déni de grossesse ne se voit ni par l’entourage de la mère ni par elle-même. 1 grossesse sur 400 à 500 serait découverte entre le 5ème et le 9ème mois. 1 grossesse sur 2500 serait découverte lors de l’accouchement. Une étude de l’Association française pour la reconnaissance du déni de grossesse (AFRDG)

Avouez que ça vous interroge ! Au cours des mois de cette grossesse « inconsciente », la mère n’a aucun signe extérieur : son vente ne s’arrondit pas, ses seins ne gonflent pas et pas d’envies de vomir non plus.
Pour l’absence de règles, 1er signe évident d’une grossesse, dans la plupart des cas, les femmes l’interprètent comme des cycles irréguliers banals.

Lorsque le bébé bouge, la mère se dit qu’elle a des coliques. Si des kilos superflus apparaissent, la mère les met sur le compte d’excès. Plus drôle encore, certaines femmes continuent à avoir leurs règles ou à prendre leur contraception.

Le déni de grossesse, inconscient ou conscient ?

Longtemps, le déni de grossesse était réservé aux femmes atteintes d’un soi-disant trouble psychiatrique.
Des études récentes montrent que le déni de grossesse touche tous les âges, toutes les catégories socio-professionnelles et pour moitié, des femmes déjà mère.

Pour Freud
Il s’agirait d’ « un mode de défense consistant en un refus par le sujet de reconnaître la réalité d’une perception traumatisante ».

Il arrive souvent que les femmes qui refusent leur grossesse aient été victimes de viol, d’abus sexuels ou aient été confrontées à des deuils périnataux ou des morts de proches lors d’une grossesse précédente.

Pour la psychanalyste et psychologue, Sophie Marinopoulos
C’est la psyché qui est en cause, interdisant la prise de conscience et bloquant le corps jusqu’à positionner différemment l’utérus. Preuve en est que le ventre peut grossir en une nuit sitôt qu’on reconnaît sa grossesse !

Le déni de grossesse est bien lié au psychisme. Et si la confrontation avec la réalité peut engendrer une peur panique chez la mère, jusqu’à des pulsions infanticides, il ne s’agit pas de faire l’amalgame.