La rhinite allergique chez l’enfant

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Également appelée rhinite saisonnière ou rhume des foins, la rhinite allergique concerne chaque année de plus en plus d’enfants à cause d’une présence toujours plus importante d’agents allergènes dans l’air. Fort heureusement, il existe des solutions efficaces pour traiter les allergies, tout comme de petits réflexes simples permettant de limiter les désagréments liés.

Quelles sont les causes de la rhinite allergique ?
La rhinite allergique correspond à une réaction excessive du système immunitaire face à un élément qu’il juge dangereux. Dans la très grande majorité des cas, cet élément n’est autre que le pollen produit par les arbres dès le début du printemps et pendant toute la saison, soit de la fin mars à la fin juin. Cette réponse inadaptée du système immunitaire est tout simplement causée par un facteur génétique prédisposant l’enfant à la rhinite allergique. Lorsque l’un des deux parents est lui-même abonné aux allergies, il y a alors de fortes chances que son enfant passe par le même chemin, sans que cela soit bien sûr systématique. D’une manière générale, la rhinite allergique ne se déclare pas avant 4-5 ans, tout comme elle peut se déclarer à l’adolescence ou à l’âge adulte.

Quels sont les symptômes de la rhinite allergique ?
La rhinite allergique peut se manifester par des symptômes très divers, les plus courants étant un écoulement nasal, des éternuements répétés, des larmoiements et une irritation des yeux, des picotements dans le nez, dans la gorge et au niveau du palais ou encore une voix rauque voire une toux. Ces symptômes très proches du simple rhume sont associés à la rhinite allergique lorsqu’ils se déclarent précisément au printemps et qu’ils sont récurrents sur toute la saison, ou prolongés. On peut également observer de façon moins systématique de l’asthme, une conjonctivite, de l’eczéma ou bien de l’urticaire. Toutes ces petites misères fatiguent bien évidemment les enfants atteints de rhinite allergique dont le sommeil se trouve de surcroît bien souvent dégradé avec une humeur irritable au rendez-vous. Il est donc important de consulter dès que les symptômes se prolongent ou que les rhinites sont rapprochées au cours du printemps.

Quel est le traitement contre la rhinite allergique ?
Dans un premier temps, le médecin pourra prescrire à votre enfant des médicaments destinés à le soulager, comme par exemple des antihistaminiques (pour lutter contre l’histamine, la substance produite par le corps qui déclenche les réactions allergiques) ou des décongestionnants. Si les antihistaminiques ne suffisent pas à atténuer les symptômes, le médecin peut alors avoir recours aux anti-inflammatoires.

La seconde phase consiste à se tourner vers un allergologue qui pourra déterminer l’agent responsable de la rhinite. La consultation commence par un interrogatoire précis avec de nombreuses questions (symptômes, moments…) destinées à orienter le médecin vers tel ou tel allergène, avant qu’il ne procède à des tests cutanés (dépôt de petites gouttes sur l’avant bras) afin d’identifier précisément l’agent responsable, ou bien à un test sanguin s’il s’avère difficile de trouver le responsable. Une fois l’agent repéré, il ne reste plus qu’à démarrer le seul traitement efficace : la désensibilisation. Longtemps réalisée via des injections sous-cutanées, celle-ci est désormais largement pratiquée par voie sublinguale, c’est-à-dire par l’introduction de gouttes sous la langue. Le principe est simple : on dépose de toutes petites quantités de l’élément irritant en augmentant progressivement les doses administrées afin que l’organisme s’habitue peu à peu à l’agent allergène. La désensibilisation ne peut être pratiquée avant l’âge de 5 ans.

Comment réduire au maximum l’exposition aux allergènes ?
Si votre enfant est un habitué des rhinites allergiques, voici quelques petits conseils qui l’aideront à mieux vivre le printemps. Évitez tout d’abord de partir à la campagne car les pollens y sont plus fortement présents, et ne tondez pas la pelouse lorsque votre enfant est dehors. Ne fumez également surtout pas à côté de lui car le tabac aggrave les réactions allergiques. Donnez ensuite à votre petit bout son bain ou sa douche plutôt le soir, sans oublier les cheveux, afin d’éliminer le plus d’agents allergènes possibles et favoriser une nuit tranquille. Gardez enfin les fenêtres fermées, faîtes sécher votre linge dans un endroit abrité (maison, garage…) pour éviter que les pollens ne s’y déposent et aérez la maison plutôt en période de pluie car les pollens sont plaqués au sol et donc beaucoup moins volatiles.