La mort subite du nourrisson

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Même en 2011, la mort subite du nourrisson reste un sujet parfois tabou, dans les familles qui l’ont vécue mais aussi au sein du corps médical. Les médecins avancent en effet sur le sujet et si quelques premières causes ont pu être mises en évidence, il existe encore des cas où la mort subite du nourrisson reste un mystère. L’idée ici est de vous éclairer un peu plus sur le sujet et surtout de dédramatiser.

La mort subite du nourrisson : quelques chiffres
La mort subite du nourrisson, quand on est une jeune maman, est une angoisse des premiers jours. Mais la peur n’évite pas le danger et malheureusement, rester au chevet du berceau ne change rien. Le plus important est de retenir ces chiffres : la mort subite du nourrisson a en effet reculé de 76% en 15 ans. On est passé de plus de 1000 décès par an à 240. C’est bien mais pour certaines, 240, c’est encore trop. Et si, près de la moitié de ces décès ont été classés morts inexpliquées, des facteurs de risque comme la présence d’objets dans le lit trop proches du visage de l’enfant ont été mis en évidence.

Ce qui peut entrainer mort subite du nourrisson
Même si les causes réelles sont parfois difficiles à cerner, plusieurs facteurs interviennent et il s’agit donc de les avoir en tête pour modifier certains de nos comportements. En clair, en tant que jeunes parents, nous croyons faire bien en surprotégeant nos enfants mais dans les faits, il arrive que cela soit fatal. On parle communément de mort subite du nourrisson jusqu’à l’âge de 6 mois, sachant que le drame intervient le plus souvent entre 2 et 4 mois. Apparemment, rien n’indique cliniquement parlant que l’enfant allait mourir. L’enfant est retrouvé mort dans son lit ou dans sa poussette, des suites d’une suffocation (un objet ou une peluche peut l’avoir empêché de bien respirer jusqu’à provoquer son étouffement), du tabagisme de sa mère alors qu’elle était enceinte ou du tabagisme passif, d’une chambre insuffisamment chauffée.
Bien sûr, la cause qui revient très souvent concerne le couchage : sur le ventre, les risques sont plus élevés, d’où les campagnes de prévention du ministère de la santé pour inciter au couchage sur le dos des bébés. Ensuite, des recherches scientifiques confirment d’autres facteurs possibles : une infection de l’enfant, souvent d’ordre respiratoire, la prématurité de l’enfant, son sexe (les garçons étant deux fois plus touchés que les filles), s’il est souvent victime de reflux gastro-oesophagien, si un de ses frères et sœurs est déjà mort subitement.

Les bons gestes pour prévenir une mort subite du nourrisson
C’est la première règle à adopter sitôt que l’on a un bébé, règle d’ailleurs plébiscitée par le corps médical : faire dormir son bébé sur le dos. Si vous optez pour un tour de lit, veillez à ce qu’il ne soit pas trop épais pour éviter que votre enfant ne s’étouffe avec. Evitez aussi de surcharger le lit en peluches et autres doudous. Concernant les cales-bébés, il y a du pour et du contre, sachant que si l’enfant se retourne, il a un risque de s’étouffer avec le cale-bébé. Il convient d’acheter un matelas ferme et une gigoteuse ou turbulette. Enfin, même si cela vous semble naturel, ne dormez pas ou ne faites pas dormir votre enfant avec quelqu’un d’autre. Si le bébé a son propre lit, il aura moins de risque de mourir par suffocation. Si vraiment la peur de perdre votre enfant les premiers jours vous hante, parlez-en à votre médecin, il vous déculpabilisera. Car là est l’essentiel, ne jamais vous rendre responsable, ne jamais penser que cela peut se reproduire…