La césarienne

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La césarienne en pratique

La césarienne est une technique chirurgicale qui consiste à ouvrir le ventre, l’utérus et à sortir le bébé. Le chirurgien recoud ensuite l’utérus puis la peau du ventre. La cicatrice est très peu visible, généralement horizontale, faite au niveau des poils pubiens et quasi invisible. Les césariennes sont faites sous anesthésie générale ou plus fréquemment de façon loco-régionale (rachianesthésie ou péridurale). Une fois le placenta extrait, l’utérus est suturé. C’est une intervention rapide : une minute trente pour extraire le bébé et moins de 25 minutes pour la totalité de l’opération. 3 à 4 césariennes maximum peuvent être envisagées du aux risques liés à la cicatrice.

La césarienne, dans quels cas ?
La césarienne peut être programmée dès la fin de la grossesse ou décidée en cours d’accouchement, elle est dite d’urgence. Plus elle est expliquée en amont et plus elle est bien vécue. Un bébé trop gros et un petit bassin maternel, un utérus bi ou multi-cicatriciel (il y a déjà eu plusieurs césariennes avant ou l’utérus est abîmé, suite à une IVG par exemple), un bébé qui se présente par le siège, des jumeaux, un placenta trop bas, certaines malformations fœtales, un cancer du col de l’utérus, le dépassement du terme ou une pathologie ne permettant pas à la mère de trop fortes poussées, autant de raisons qui conduisent à programmer une césarienne. D’autres éléments interviennent pour une césarienne d’urgence : un col qui ne se dilate plus, une mauvaise posture du bébé, une souffrance fœtale, une hypertension artérielle mal tolérée, la présence d’albumine dans le sang, un herpès génital ou encore une hémorragie maternelle.

Et après une césarienne ?
Généralement, il faut attendre 10 heures environ après l’accouchement pour allaiter et 5/7 jours pour la sortie de maternité. Une autre grossesse et un accouchement par voie naturelle peuvent être envisagés au bout d’un an. Après une césarienne, la mère est fragilisée, il s’agit d’être à son écoute. Une fois à la maison, elle doit retrouver rapidement le contact peau à peau avec le bébé dont elle a été privée à la naissance. Le père joue un rôle important, ayant remplacé la mère la première heure de vie du bébé. Au-delà d’une grande fatigue, il y a aussi la cicatrice, 10 à 15 centimètres, qu’il faut soigner et qui empêche le port de slips bas, les mouvements de torsion du haut du corps, le port de charges lourdes. Crémer et masser sa cicatrice, consulter un ostéopathe ou un acupuncteur sont des moyens de mieux l’accepter.

Si la césarienne est difficile à accepter pour les mamans, elle est parfois aussi demandée (césarienne de convenance) quand la mère a subi un viol ou des attouchements, un précédent accouchement qui a laissé des séquelles, qu’elle est motivée par la peur d’accoucher, le risque 0 d’une intervention maîtrisée, la facilité d’une intervention planifiée.

Le mot césarienne daterait de la naissance de Jules César par l’ouverture du ventre de sa mère. En latin, il réfère au verbe couper. En tout cas, si dans la mythologie, la césarienne est le mode de naissance de nombreux dieux, aujourd’hui, il est éprouvé avec un taux de 19 à 20%.