L’amniocentèse

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L’amniocentèse : une piqûre
angoissante pour un examen
porteur de sérénité

L’amniocentèse permet de déterminer notamment les risques de trisomie 21 ou toute autre malformation génétique. Le mot vient du grec amnios, «poche des eaux» et kentêsis qui correspond à l’action de piquer. C’est donc un examen lors duquel la poche de eaux est piquée. Au-delà de son intérêt, on comprend les risques que cet examen comprend.

Une piqûre pour percer les secrets d’un liquide
L’amniocentèse est un examen de dépistage prénatal en général prescrit lorsque votre tri test ou votre échographie ne satisfont pas aux exigences d’une grossesse idéale, en clair, si vous avez des risques au niveau du fœtus. L’amniocentèse va permettre d’établir le caryotype du fœtus et de détecter une maladie chromosomique héréditaire (trisomie 21 notamment). En cas d’anomalie et selon sa nature, les parents peuvent décider d’un avortement thérapeutique.

Les risques de l’amniocentèse: Doit-on avoir peur ?
Le fait de percer la poche des eaux peut certes être vécu comme une intrusion dans le corps maternel. Pourtant, il n’y a aucune angoisse à avoir, l’amniocentèse est pratiquée fréquemment
par des experts. L’amniocentèse concerne environ 7% des femmes enceintes et consiste à prélever 20 ml de liquide amniotique, souvent entre 14 et 17 semaines d’aménorrhée.
On va ensuite compter et analyser les chromosomes du fœtus et ainsi pouvoir détecter anomalie chromosomique, maladie héréditaire, anomalie du système nerveux central ou infection
comme le cytomégalovirus ou le toxoplasme.

En théorie, le seul risque est celui d’une fausse couche, le plus souvent par infection et dans les jours suivant le prélèvement. Avec 1 fausse couche constatée pour 200 amniocentèses, on peut dire que le risque est quasi nul. Très rares aussi sont les risques de fuite du liquide amniotique, de rupture prématurée des membranes ou de mort fœtale in utero.

Comment se déroule l’examen
L’amniocentèse ne nécessite pas d’anesthésie et se fait à l’hôpital, le 4ème mois de grossesse. Une échographie permet au praticien de déterminer l’endroit exact où il va piquer et de surveiller la progression de l’aiguille pour éviter de blesser le fœtus. 30 secondes suffisent à prélever 20 ml de liquide amniotique. Si vous avez un groupe sanguin Rhésus négatif, vous aurez en fin d’examen une injection de gammaglobulines anti-D afin de prévenir la maladie hémolytique du nouveau né. Les résultats : entre 15 jours et 3 semaines. Pour pallier à cette attente, sachez que si vous êtes concernée, dans 97% des cas, les fœtus sont en bonne santé.

Comment savoir si je dois faire une amniocentèse ?
Si vous avez plus de 38 ans, faites partie d’un un groupe à risques (1/250), décelé via votre tritest ou qu’une échographie a révélé une clarté de la nuque du bébé supérieure à 3 mm, vous êtes concernée, de même que si vous avez des antécédents familiaux (maladies génétiques dans votre famille) ou été en contact avec des maladies infantiles en début de grossesse.
Si l’amniocentèse, éprouvée par nos cliniciens, terrorise encore beaucoup de femmes, elle doit cependant être considérée comme une avancée médicale majeure, permettant aux parents d’engendrer des enfants en pleine santé, même si le choix reste à chacun de ne pas vouloir savoir.