L’accouchement programmé, grandeur nature

Programmer son accouchement, il y a quelques années, cela n’était même pas pensable. Aujourd’hui, les progrès de la médecine rendent cette opportunité réalisable et ce, pour différentes raisons. Pour certains, c’est aller contre la nature, pour d’autres, c’est tout simplement gage de sérénité. Voyons cela de plus près…

Programmer un accouchement, oui, mais comment ?
Plus que pour des raisons médicales, l’accouchement programmé s’explique pour des raisons de confort et de convenance personnelle. Il arrive aussi que ce soit le choix du corps médical qui décide d’alléger la charge des salles de travail en cours et donc des équipes obstétricales. Il est provoqué avant le début du travail. Comment ? C’est simple, on perce la poche des eaux de manière artificielle et on effectue une injection qui va accélérer les contractions. Il est avéré que dans ce cas, les contractions sont plus douloureuses, d’où la nécessité souvent d’une péridurale. Le plus souvent, la future mère arrive à la maternité le soir ou tôt le matin. Elle doit être à jeun. Ensuite, elle est placée sous monitoring. Une fois les contractions accélérées, l’accouchement se déroule comme à la normale.

Pour décider de déclencher un accouchement
Comme on l’a dit, les mamans veulent parfois contrôler ce moment pour éviter une trop forte dose de stress et gérer au mieux leur emploi du temps, surtout si elles ont déjà un autre enfant dont il faut s’occuper. Un contexte familial compliqué peut aussi inciter à privilégier ce mode d’accouchement. En revanche, des raisons médicales peuvent aussi entrer en ligne de compte : risques pour le bébé ou la maman (bébé trop gros pour sortir par les voies naturelles, retard de croissance, anomalie du rythme cardiaque fœtal…), apparition d’une anomalie chez la maman comme hypertension, diabète, asthme…), terme dépassé, grossesse gémellaire, un travail non déclenché après une rupture de la poche des eaux. Comme pour un accouchement classique, le moment idéal reste entre la 39ème et la 40ème semaine d’aménorrhée. Le col doit être mûr et le risque d’une césarienne écarté.

Les effets secondaires
Il faut le savoir, déclencher son accouchement, c’est induire plus de médicalisation dans ce moment. Ensuite, un accouchement provoqué s’accompagne très souvent d’un travail plus long, de contractions plus douloureuses, d’un taux de césarienne plus élevé, d’un recours aux forceps plus fréquent et parfois d’effets secondaires liés aux injections d’hormones. Il faut bien aussi avoir en tête qu’une programmation peut parfois échouer, dans ce cas, on réitère les piqûres pour déclencher, jusqu’à 4 ou 5 fois avec les conséquences que cela induit en terme de douleur.

Bref, si à quelques mois d’accoucher, vous vous interrogez sur le mode opératoire, il est utile de bien vous informer auprès de votre médecin. Chaque méthode comporte des avantages et des risques. L’essentiel est d’opter pour une méthode qui nous ressemble et dans laquelle nous nous sentions pleinement rassurée, tant sur le plan psychologique que médical.