Jeux violents : jeux dangereux chez les enfants

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Jeux de mains, jeux très vilains…
« Jeu du foulard », « rêve bleu ou rêve indien », « la grenouille », « le jeu des poumons, de la tomate ou de la serviette », « l’évanouissement », «le cosmos», « le coma »…, autant de jeux dangereux qui mettent toujours en scène une victime. Ils présentent tous un caractère violent, se déroulent dans les coins reculés des établissements, le cas échéant avec des moyens matériels et peuvent mettre en jeu la vie de celui qui les subit ou les pratique. Si les jeux dangereux en cours de récréation défraient la chronique, il s’agit aussi pour nous tous de savoir  en reconnaître les signes pour pouvoir les bannir de la vie de notre enfant.

Des jeux différents mais avec le même objectif
Peu importe le nom que les jeux dangereux portent, ils ont tous le même objectif : ralentir l’irrigation du cerveau par le sang par strangulation, asphyxie ou suffocation  afin de quasi stimuler un évanouissement ou jusqu’à même tomber dans les pommes.
Le jeu le plus connu dans cette catégorie reste le « jeu du foulard ». Généralement, les enfants pratiquent ces jeux en groupe dans la cour de récréation. Néanmoins, il arrive parfois que certains enfants passent à l’acte , seuls dans leur chambre. Des situations qui peuvent alors s’avérer fatidiques.

Peut-être avez-vous entendu parler du « jeu du cycle infernal », du « mikado », du « petit pont » ou de la « canette », au cours desquels, les enfants, en cercle, se lancent tour à tour un objet. Celui qui le laisse tomber se fait rouer de coups par les autres. Dans d’autres jeux, la victime est choisie par ses agresseurs et devient leur bouc-émissaire avec des conséquences physiques et morales très graves. A titre d’exemples : dans le «jeu des couleurs», l’enfant est choisi selon la couleur de ses vêtements avant d’être battu ; dans le «jeu de Beyrouth», l’enfant interrogé sur le nom de la capitale du Liban et qui ne connaît pas la réponse est frappé au niveau des parties génitales.

Les solutions
Aujourd’hui, les affaires malheureuses liées aux jeux dangereux et rendues publiques par les médias ont en quelque sorte éveillé la conscience des parents. Ces jeux sont toutefois toujours autant pratiqués et en tant que parents, il convient d’être en permanence à l’écoute de son enfant. Il faut aussi,  de manière informelle sans être trop alarmiste, expliquer à votre enfant les risques que ces jeux comportent, le sensibiliser autour de la nécessité d’en parler si jamais, il est le témoin ou le participant à un tel jeu en cours de récréation. Depuis maintenant 1 an et demi, un amendement vise à interdire l’accès des mineurs aux textes et vidéos promouvant le jeu du foulard, de la tomate ou autre petit pont massacreur. Si jamais, vous constatez des traces dans le cou de votre enfant, parlez-en avec lui et alertez l’école.

En conclusion : il ne faut surtout pas baisser la garde face à ces jeux dangereux et au contraire, continuer à en parler et d’abord avec ses enfants, les sensibiliser au respect de la dignité humaine, sans tomber dans le dramatique au risque de provoquer une phobie scolaire chez vos enfants. Vos enfants doivent être capables de dire non à de telles pratiques. N’hésitez pas à télécharger la brochure du ministère de l’Education Nationale sur les jeux violents et les pratiques violentes à l’école ou à prendre conseil auprès d’une association comme  SOS Benjamin ou l’Association de Parents d’Enfants Accidentés par Strangulation.