ICSI

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ICSI ou l’injection miracle

Pallier aux problèmes de fertilité masculine, c’est l’objectif premier de l’ICSI ou injection intra cytoplasmique. Cette technique de FIV, mise au point pour la première fois en 1992 en Belgique, est aujourd’hui de plus en plus pratiquée et connaît un succès comparable à celui des FIV classiques.

La FIV avec ICSI comme réponse à l’infertilité masculine
La fécondation in vitro avec ISCI s’impose la plupart du temps dans des cas d’anomalies de spermatozoïdes, lorsqu’ils sont en faible quantité (oligozoospermie), absents dans le sperme (azoospermie) ou lorsque le nombre de spermatozoïdes normaux et mobiles est insuffisant pour féconder naturellement un ovocyte et donc tenter une FIV traditionnelle.

La différence avec la FIV classique
La FIV avec ICSI consiste en l’injection d’un seul spermatozoïde dans l’ovocyte. En cas d’anomalies de spermatozoïdes, on va alors injecter directement, à l’aide d’une micro-pipette, un spermatozoïde dans l’ovocyte, ce qui va augmenter les chances d’obtenir des embryons. Comme pour la FIV classique, la femme subit une stimulation ovarienne et une ponction des ovocytes. Transfert et congélation d’embryons se font à l’identique d’une FIV standard.

La différence réside dans la technique employée et le geste clé du clinicien qui va devoir choisir LE « bon » spermatozoïde à injecter dans le cytoplasme de l’ovocyte au bon endroit.
Dans la plupart des cas, il faut compter environ 72 heures avant d’effectuer le transfert ou la congélation des embryons. Comme pour la FIV classique, le clinicien peut décider de prolonger la culture des embryons avant de les transférer. Quelle que soit la technique de FIV, 2 embryons maximums sont transférés pour éviter le risque de grossesse multiple.

ICSI : des résultats en constante progression
En 2000, la moitié des 40 131 tentatives de FIV recensées par le registre français FIVNAT a été réalisée par ICSI. Le taux de réussite moyen d’une FIV avec ICSI est plus élevé qu’avec une FIV classique. En effet, si le taux de fécondation global est similaire dans les deux cas, le taux de transfert des embryons lui demeure plus élevé avec ICSI, tout simplement parce qu’en court-circuitant les étapes initiales de la fécondation avec ICSI, on réduit les possibilités d’échec total de fécondation. Le taux de succès est proche dans les deux techniques, avec un léger avantage pour l’ICSI (un taux de grossesse à 23% contre 20% pour une FIV classique, un taux de naissance de 20% contre 17% pour une FIV classique). La raison : l’âge de la femme, plus jeune dans les FIV avec ICSI (33 ans en moyenne) que dans les FIV standard (35 ans en moyenne).
La technique rencontre donc un succès croissant en France et partout dans le monde. En étant capable désormais d’influer sur l’interaction spermatozoïdes / ovules, la médecine a enfin pu trouver une solution à l’infertilité masculine. FIV classique ou avec ICSI, insémination artificielle, don d’ovocytes, autant de techniques révolutionnaires et de réponses convaincantes pour les couples qui ne peuvent concevoir naturellement.