Fécondation In Vitro

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Louise ou Amandine, des prénoms de fille en vogue, mais surtout, les premiers « bébés éprouvette », obtenus par Fécondation In Vitro (FIV), respectivement en 1978 en Angleterre et en 1982 en France. Technique de procréation médicale assistée largement éprouvée, la FIV est aujourd’hui une solution pour beaucoup de couples infertiles.

Fécondation « In Vitro », grossesse « In Utero »
La fécondation in vitro ou FIV est à la fois une technique de procréation médicale assistée et de transfert d’embryon. Elle consiste à faire féconder un ovule par un spermatozoïde pour former un embryon et à reproduire ce qui passe naturellement dans les trompes en laboratoire ; d’où les fameux « bébés éprouvette » puisque tout se passe à l’extérieur du corps de la femme, in vitro.

Sur les pas d’une FIV
Tout comme pour l’insémination, la femme subit une stimulation ovarienne qui nécessite un traitement à base d’injections journalières d’hormones, accompagné d’échographies de contrôle. A l’issue du traitement, une superovulation doit être atteinte et les ovocytes mâtures. Etape suivante, la ponction des ovocytes, souvent sous anesthésie.
Le jour de la ponction est aussi un jour clé pour l’homme puisqu’on recueille son sperme avant de le traiter et de récolter les super-spermatozoïdes !

En cas d’anomalie de spermatozozoïdes, on privilégiera une FIV avec ICSI ou Injection Intra-Cytoplasmique. Une fois ovocytes et spermatozoïdes recueillis, le travail des cliniciens peut commencer.
Les spermatozoïdes sélectionnés sont mis en contact avec les ovocytes (environ 100000 pour chaque ovocyte !). Il faut en général 48h pour obtenir les embryons et débuter le transfert dans l’utérus. Si les embryons sont surnuméraires, ils sont congelés afin d’être réutilisés pour une prochaine FIV. Dans certains cas, ils peuvent être maintenus en culture pour être implantés plus tard. On ne peut implanter plus de 2 embryons par FIV. En ligne de compte notamment, l’âge de la femme, le nombre de tentatives ou la qualité des embryons.
Une grossesse multiple est en effet vite arrivée et aussi heureuse soit-elle, elle mérite discussion au préalable entre le couple et l’équipe médicale.

Candidate pour une F.I.V, ce que je dois savoir
En moyenne, le taux de réussite d’une FIV est de 20%. Plus la patiente est jeune et plus il y a de chances que la FIV aboutisse. Au delà du risque de grossesse multiple, le nombre de prématurés est plus important avec FIV qu’avec une grossesse naturelle. Les cas de grossesses extra-utérines et de fausses couches font également partie des risques à prendre en compte. Mieux vaut donc répéter les tentatives (jusqu’à 6) pour augmenter ses chances, sachant qu’il faut attendre de 1 à 3 mois entre 2 tentatives.
Enfin, il faut savoir que seuls 4 cycles de FIV sont pris en charge par la sécurité sociale jusqu’à la veille des 43 ans de la femme.
Ces trois dernières années, 7000 enfants sont nés en France par FIV, soit 1,7% des naissances. La technique est donc certes contraignante pour la femme (douleurs du bas vente, vomissement, prise de poids, fatigue) mais reste une solution de procréation médicale assistée qui a largement fait ses preuves. Et si toutefois, après plusieurs tentatives, toujours pas de bébé à l’horizon, reste la solution du don d’ovocytes.