Tout ce que vous avez toujours voulu savoir
sur l’épisiotomie !

A la veille d’un accouchement, il n’est pas rare que vos copines ou votre entourage vous livre leurs expériences et finissent par aborder la question de l’épisiotomie et là, vous commencez presque à avoir mal ! Est-ce que ça en vaut la peine, lisez plutôt et vous verrez qu’il n’y pas lieu de s’affoler !

Qu’est-ce qu’une épisiotomie
Au vu des dernières statistiques, on dirait bien que l’épisiotomie a le vent en poupe puisque c’est au moins une femme sur deux aujourd’hui qui accouche via épisiotomie. La médecine occidentale prône de plus de plus une limitation du recours à l’épisiotomie. Objectif : atteindre une moyenne de 30% au moins dans un premier temps et à terme, de 20%. Le bon élève en Europe reste le Royaume Uni où des campagnes publicitaires ont permis de réduire considérablement le taux d’épisiotomie.

Pourquoi inciser le périnée ?
Pour d’abord réduire le temps d’expulsion et donc la souffrance fœtale. Ensuite, cela permettrait d’éviter une descente d’organes ou une incontinence urinaire. Mais, au regard des dernières études scientifiques, rien n’a été prouvé quant aux bénéfices d’une épisiotomie en termes de prévention des déchirures, risques d’incontinences ou de descente d’organes.
L’épisiotomie est en général indolore puisque la maman est dans la plupart des cas sous péridurale. Elle peut être médiane (à la verticale, du vagin vers l’anus) ou médico-latérale (en diagonale vers la droite) ; cette dernière étant la plus courante car pouvant permettre la pose de forceps.
L’épisiotomie est devenu un acte de routine dans les maternités, même si l’OMS parle de dérive culturelle quand le taux est supérieur à 20%. Dès que le médecin constate un risque de déchirure du sphincter anal, lors du passage de la tête du bébé, un ralentissement du rythme cardiaque fœtal ou s’apprête à poser des forceps, l’épisiotomie s’impose alors comme une nécessité.

Et après ?
Les suites d’une épisiotomie se résument par une gêne au niveau des organes génitaux, le temps que la cicatrice se referme. On vous conseille d’ailleurs souvent d’emmener un sèche-cheveux pour favoriser une cicatrisation plus rapide. Une petite bouée est aussi très utile car après une épisiotomie, la position assise est parfois difficile à tenir les jours suivants. Nettoyez-vous régulièrement avec un savon Ph neutre, changez régulièrement de serviette hygiénique pour être souvent au sec, utilisez de l’éosine sur votre plaie et aérez celle-ci au moins une heure par jour et n’hésitez pas à utiliser des suppositoires de glycérine en cas de constipation pour alléger la douleur. Quant aux relations sexuelles, inutile d’y penser avant que la cicatrisation soit totale ! Cela peut prendre plus de temps pour vivre pleinement ses rapports sexuels et ne plus ressentir aucune douleur. Certaines femmes se sont plaintes d’une moindre sensibilité sexuelle, du à des nerfs du clitoris qui auraient été sectionnés lors de l’intervention. Mais ce dernier cas est vraiment très rare, rassurez-vous ! Infections, risques d’hémorragies, problèmes de suture, autant d’inconvénients qui peuvent également survenir suite à une épisiotomie. En général, il faut compter environ 3 semaines pour une complète cicatrisation !