Enfant colérique

0
2706

Enfant colérique et parents enragés !
Et oui, les colères de vos enfants, vous n’y couperez pas. Elles vont de pair avec la phase de l’affrontement, du fameux NON à tout ! Il faut donc s’armer d’un peu de patience et de quelques conseils pour réagir de la meilleure façon possible !

Comment se manifeste la colère des enfants ?
Entre 3 et 10 ans, la colère des enfants varie avec l’âge et les raisons même si bien entendu, le fond reste le même : je suis enfant, vous êtes mes parents, on n’est donc pas d’accord ! C’est le stade des fameux rapports de force et du non systématique.

En règle général, vers 2/3 ans, vous commencez à établir des limites, en d’autres termes, à refuser des gestes, des objets ou des situations à votre enfant. C’est donc en réponse à ce refus et parce qu’il est frustré que votre enfant pousse sa colère. Après 3 ans, la colère est un moyen de faire pression sur les parents et vers 5/6 ans, elle est synonyme de révolte ou d’impuissance. Quelle qu’en soit la forme, la colère est en tout cas le paroxysme de l’émotion ressentie par votre enfant. Une raison scientifique serait aussi liée à l’immaturité de la zone limbique du cerveau, d’où l’expression « être hors de soi ».

La colère pour s’affirmer
Comme bien des comportements de votre enfant, les hurlements, les ruades, les roulades, les coups, même si ils parfois très difficiles à supporter, font partie des étapes de construction de votre enfant. Un enfant qui se met en colère est un enfant qui cherche à s’affirmer, à se différencier des autres. Le Non est donc une manière d’exister pour l’enfant, en clair, « je dis non, donc je suis ! ».

Comment (bien) réagir face à la colère de mon enfant ?
Un enfant qui se met en colère est aussi tout simplement en train de tester votre autorité, voir jusqu’où il peut aller. Il est donc primordial, pour vous comme pour lui, de mettre des limites. Plus que des limites, elles sont surtout des points de repère pour votre enfant. Il doit désormais comprendre les notions de bien et de mal. Inutile de se perdre dans des justifications et des discours sans fin, il y a des choses à interdire, un point c’est tout ! Et moins vous posez des bornes, et plus votre enfant sera tyrannique !
La bonne attitude est en tout cas de rester calme et ferme à la fois, ce qui n’est pas toujours simple ! Changer de discussion, voire réussir à faire rire votre enfant, ne pas hurler plus fort que votre enfant, isoler votre enfant dans sa chambre quand vous êtes sur le point de craquer, donner le choix à votre enfant et n’engagez pas de rapport de force, chuchoter à l’oreille de votre enfant pour le calmer, amener votre enfant à expliquer sa colère, fixer une limite à la colère (le temps des cuissons des pâtes par exemple), autant d’astuces pour parer les colères de votre bout de chou !

En conclusion : restez zen, quand vous le pouvez, et comme toujours, privilégiez le dialogue avec votre enfant plutôt que les cris et les disputes. Et pour les tout-petits, pourquoi pas des lectures pour anticiper les conflits : Petit Ours Brun dit non?de Danièle Bour, Le Roi NonNon d’Alex Sanders, J’apprends à dire oui de Madeleine Brunelet. Bon courage à tous !