Le co-sleeping

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Le co-sleeping : pour ou contre ?

Le co-sleeping, qui consiste à faire dormir Bébé avec soi dans le lit parental, rencontre un succès de plus en plus important en France et dans certains pays européens. Dénoncé par certains mais prôné par d’autres, le co-sleeping fait également l’objet d’un vif débat au sein duquel il est bien difficile de s’y retrouver.

Une question de sécurité

Le co-sleeping est la plupart du temps désapprouvé car sans une attention toute particulière cette pratique peut comporter des risques pour Bébé.
Celui-ci peut en effet tomber du lit, s’asphyxier dans les oreillers ou les couvertures. Il peut être écrasé ou blessé dans la nuit par l’un de ses parents qui aurait oublier sa présence ou encore souffrir d’une trop grande chaleur dans le lit.

Pour parer à tous ces risques et découvrir le co-sleeping en toute sécurité, un minimum d’aménagements est donc nécessaire. Pour commencer, installez des barrières autour du lit pour que Bébé ne chute pas et investissez dans un matelas bien ferme afin que votre petit n’ait aucune chance d’enfouir sa tête dedans et donc de s’étouffer.

Faîtes ensuite disparaître les oreillers, les couettes et les couvertures, et veillez à ce que la température de la chambre n’excède pas 20°C. Vous n’avez plus qu’à installer Bébé sur le dos muni d’une simple turbulette et c’est parti pour une nuit de doux rêves ensemble !

La solution du berceau à fixer tout à côté du lit parental est enfin idéale pour pratiquer le co-sleeping : Bébé a son petit lit à lui mais peut sentir la présence de ses parents tout au long de la nuit. Maman peut également câliner son boutchou dans le lit, et une fois endormi, le déposer délicatement dans son berceau !

Le co-sleeping est enfin à proscrire si l’un des deux parents a recours à des somnifères ou à une consommation excessive d’alcool.

Des avantages et des inconvénients

Une fois le problème de la sécurité réglé, la pratique ou non du co-sleeping dépend avant tout des parents et de ce qu’ils veulent. Le monde médical est loin d’être unanime sur le sujet, certains pédiatres mettant en garde contre des effets dits néfastes tandis que d’autres encouragent le co-sleeping qui serait très bénéfique à l’enfant et aux parents.

Objectivement, le co-sleeping est tout d’abord idéal pour l’allaitement : Bébé est juste à côté et cela évite à toute la maison – s’il y a des aînés –  de profiter des pleurs nocturnes du petit dernier. Maman peut vite donner son sein et voir Bébé se rendormir tout aussi rapidement… un avantage non négligeable !

Le co-sleeping permet ensuite de partager quelque chose de très fort avec son bébé : lui faire des papouilles le soir pour finalement s’endormir avec lui procure une sensation très émouvante ! Il permet enfin aux parents et à leur enfant de se rassurer mutuellement. Bébé n’est pas seul dans sa chambre à se demander où ont bien pu passer ses parents et ces derniers sont par la même occasion plus sereins à l’idée de pouvoir veiller jour et nuit sur leur petit bout !

Les inconvénients du co-sleeping
En ce qui concerne les inconvénients, certains pédiatres dénoncent le co-sleeping car il empêcherait Bébé d’être autonome, le privant de sa capacité à s’endormir seul. Cet apprentissage devra effectivement se faire plus tard et il sera clairement plus difficile !

D’autres médecins expliquent ensuite que Bébé se calerait naturellement sur la respiration de ses parents, trop rapide pour lui, ce qui serait néfaste à sa qualité de sommeil et donc à son développement. Enfin, les adultes ayant un sommeil plutôt agité (mouvements, ronflements, rêves à voix haute, insomnies dues à des tensions ou à de l’anxiété), pas sûr que Bébé apprécie toute cette activité bien dérangeante !

Le choix du co-sleeping doit donc être fait en fonction des attentes et des besoins des parents, tout simplement !