Adolescent tête de Turc

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Le phénomène tête de turc chez les adolescents
La tête de turc, c’est celui et celle qui devient le souffre-douleur de ses camarades. Harcelé, insulté par ses camarades, la tête de turc vit un enfer au quotidien. Souvent, le collégien ou le lycéen victime des invectives de ses camarades se tait au début et connaît un profond mal-être. Nous avons décrypté pour vous le phénomène de tête de turc chez les adolescents.

État des lieux du phénomène « tête de turc »
Le saviez-vous ? Le phénomène de tête de turc concerne environ 15% des élèves du secondaire. Coups physiques, insultes, humiliations, outrages, moqueries, pressions sont autant de moyens qu’utilisent certains élèves pervers pour faire d’un de leur camarade plus faible leur bouc émissaire ou tête de turc. Menaces, isolement, rejet, rumeurs, atteinte à la réputation, racket, attaques subites filmées, telles sont les formes différentes que peut prendre le phénomène de tête de turc.

Tête de turc : qui sont les victimes et qui sont les bourreaux ?
La tête de turc à proprement parlé est un adolescent fragile, plus faible que ses camarades. Il peut avoir un physique ou un look qui ne colle pas avec le reste du groupe. Il peut être arrivé dans la classe en milieu d’année, perturbant pour certains l’équilibre de la classe. Il est souvent anxieux, manque de confiance en lui, est surprotégé à la maison ou est le premier de sa classe. Quant au bourreau, il est un parfait adolescent qui vit pleinement sa quête d’identité et trouve son salut dans le groupe en harcelant un plus faible. La frontière entre le pervers et la solidarité, entre le bien et le mal n’existe plus. L’essentiel est d’exister dans le groupe, quitte à jouer dans le registre de la menace et de la méchanceté. En faisant souffrir autrui, l’adolescent ressent un pouvoir absolu. Parfois aussi, l’adolescent qui fait souffrir un autre cherche en fait à minimiser ou gommer sa propre souffrance.

Comment savoir si mon enfant n’est pas une tête de turc à l’école
En tant que parent, vous devez rester à l’écoute de votre enfant. Le moindre changement de comportement, le repli sur soi, la mélancolie, le manque d’appétit, le refus d’aller à l’école sont autant de signes qui peuvent augurer du phénomène de souffre-douleur. Il s’agit d’inciter votre enfant à parler de ce qu’il subit, vous aurez pu au préalable l’informer de l’ampleur du phénomène dans les cours de récréation. Etre tête de turc n’est pas tabou, c’est un fait de société dangereux dont il faut parler et pour lequel les autorités publiques doivent être plus que jamais être alertées.

Dès lors que votre ado vous avoue être la tête de turc de ses camarades, vous devez informer l’établissement, le responsable et le conseiller d’éducation. Un changement d’établissement peut également permettre à l’adolescent de retrouver confiance en lui. Plus tôt vous détectez que votre ado est une tête de turc et moins cela aura d’incidences sur son avenir telles qu’une faible estime de soi, une dépression chronique, une phobie sociale, un besoin de plaire.