L’accouchement dans l’eau

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Accoucher dans l’eau, un moment total zen !

Ca y est, le verdict est là : vous êtes enceinte. Après les premières euphories liées à l’annonce, normal pour vous de commencer à vous interroger sur l’accouchement. Et réfractaire au classique, vous vous dites pourquoi ne pas oser un accouchement plus original et surtout plus en phase avec ma personnalité : l’accouchement dans l’eau.

Une méthode qui fait des vagues
Actuellement, de plus en plus de femmes veulent accoucher dans l’eau. Mais avant de se lancer dans le grand bain, voyons un peu comment ça se passe. Pour beaucoup, l’accouchement dans l’eau est synonyme de relaxation, de bien-être et il est vrai que c’est le cas. Accoucher dans l’eau est une expérience moins violente que ce soit pour la mère et pour le bébé. On connaît les vertus relaxantes d’un bain. De plus, l’eau assure une douce transition entre la vie utérine et le monde extérieur. Tiède, elle rappelle au bébé la chaleur du liquide amniotique.

Les étapes d’un accouchement dans l’eau
Première étape corrélée avec l’intensité des contractions : le bain de dilatation. En clair, la future maman est plongée dans une eau à 37 degrés. Effet antispasmodique et relaxant garanti ! Ce bain favorise en outre la dilatation du col. L’accouchement aquatique se fait dans une baignoire transparente. La salle a été aménagée en conséquence : on est loin d’un univers médicalisé. L’expulsion se fait dans l’eau ou à l’extérieur du bain.

Les avantages d’un accouchement dans l’eau
Comme on l’a vu plus, accoucher dans l’eau permet de réduire les douleurs de 2/3. Le travail est accéléré et les contractions sont plus efficaces puisque la maman est détendue. Autres avantages : une plus grande mobilité, une meilleure capacité respiratoire, un abaissement de la tension artérielle. Sur le plan médical, si vous accouchez dans l’eau, vous récupérerez beaucoup plus vite. A noter aussi que le nombre d’épisiotomies ou de déchirures est beaucoup plus faible que pour un accouchement classique. Le bébé vit cet accouchement moins comme un traumatisme et apprécie le peau à peau qui se fait quasi immédiatement.

Et si je veux accoucher dans l’eau ?
D’abord, il faut que vous puissiez le faire. Séropositivité, hépatite A, diabète, grossesse à risque ou gémellaire, pathologie grave, position anormale du bébé, pertes de sang, mauvais monitoring cardiaque fœtal, anomalie fœtale, nécessité d’une péridurale…autant de contre-indications à un accouchement dans l’eau. Par ailleurs, sachez que la préparation se fait en piscine à partir du 5ème mois et est totalement à votre charge.

En conclusion, si accoucher dans l’eau est reconnu comme méthode douce, elle est encore peu pratiquée en France et peut parfois s’avérer risquée. Il s’agit d’être bien accompagnée et d’opter pour un établissement qui a l’habitude des accouchements aquatiques. Vous trouverez notamment plus d’infos sur le site de l’AFNA (association française de naissance aquatique).