Le cancer du col de l’utérus

Le cancer du col de l’utérus
Si le cancer du sein tue encore en France et partout dans le monde, il en est de même avec le cancer du col de l’utérus, 2ème cancer féminin dans le monde. Dépisté à temps, un cancer du col de l’utérus se guérit complètement, d’où la nécessité d’informer en permanence les femmes sur l’intérêt du dépistage. Le point sur les symptômes, le diagnostic, les facteurs de risque, les examens, les traitements et bien sûr, la prévention du cancer du col de l’utérus.

Les symptômes du cancer du col de l’utérus
Difficile de reconnaître un cancer du col de l’utérus sans un bon examen dites vous. Certes, mais sachez qu’il y a aussi des signes qui ne trompent pas comme des saignements et pertes vaginaux en dehors des règles et pendant les rapports sexuels et des douleurs lombaires et dans le bas ventre, voire pendant les rapports sexuels.

Comment diagnostiquer un cancer du col de l’utérus
Si vous avez un des signes cliniques évoqués plus haut, il faut surtout ne pas hésiter à consulter votre gynécologue. En règle générale, un frottis permet de confirmer un diagnostic de cancer du col de l’utérus. On recommande un frottis tous les 2/3 ans, voire tous les ans si le précédent n’était pas normal. Le frottis permet ainsi en premier lieu de mettre en évidence une lésion au niveau du col de l’utérus et notamment, la présence du HPV, plus connu sous le nom de Papillomavirus, responsable du développement du cancer du col de l’utérus. Ce sont ensuite d’autres examens comme la colposcopie ou la biopsie qui confirmeront le stade du HPV.

Les facteurs favorisant le cancer du col de l’utérus
Il est clair que l’entrée dans la vie sexuelle favorise l’émergence d’infections au niveau du col de l’utérus. Plus vous changez de partenaire et plus vous avez des rapports non protégés et plus avez des risques de contracter l’une ou l’autre des infections fréquentes du col de l’utérus. Le tabac pourrait également intervenir dans la propagation du cancer du col de l’utérus. Même si ce type de cancer touche davantage les femmes entre 40 et 50 ans, des cas plus fréquents de cancer du col de l’utérus chez des femmes plus jeunes sont observés ces dernières années. Le cancer du col de l’utérus est dû à la propagation du virus HPV ou Papillomavirus qui entraine des lésions au niveau du col de l’utérus. Selon le stade de ces lésions, le col peut être endommagé, voire devenir cancéreux.

Les examens recommandés pour surveiller son col
On l’a dit, le frottis est l’examen de premier niveau que vous devez effectuer tous les 2/3 ans. Le frottis consiste à prélever des cellules de votre col avant de les examiner au microscope. Rassurez-vous, le frottis ne fait pas mal. Si les résultats d’un frottis ne sont pas normaux, vous aurez sans doute à faire une colposcopie ou une biopsie. La colposcopie, c’est l’examen du col à la loupe et une biopsie consiste à prélever un morceau de tissu cervical au niveau de votre col. Ces examens permettent de détecter le niveau d’infection, c’est-à-dire, jusqu’où la muqueuse du col de l’utérus est endommagée et quel type de cellules sont malades. En cas de cancer avéré, on fera faire à la patiente un bilan d’extension afin de s’assure qu’aucune autre partie du corps avoisinant le col de l’utérus n’est touchée.

Les traitements du cancer du col de l’utérus
En fonction du stade du cancer, le traitement ne sera pas le même. Le médecin peut choisir une technique qui consiste à détruire les cellules cancéreuses par le froid, soit l’ablation d’une partie du col, soit le traitement au laser et plus rarement, l’ablation totale de l’utérus (si la patiente ne souhaite plus d’enfant). Si le cancer s’est malheureusement propagé, il n’y aura pas d’autre choix que d’orienter la patiente vers des séances de radiothérapie et chimiothérapie. Le médecin pourra également préconiser l’ablation des ovaires, des trompes et des ganglions en plus de l’utérus, si bien sûr, la patiente est ménopausée.

Prévenir le cancer du col de l’utérus
La meilleure prévention ? C’est simple, un excellent suivi gynécologique et donc des frottis réguliers. Dans sa vie intime et si on n’est pas encore bien fixée, l’idéal est d’adopter systématiquement le port du préservatif. Enfin, sachez qu’il existe sur le marché un vaccin contre le HPV, destiné aux jeunes filles de 15 à 25 ans, sachant que le mieux est de se faire vacciner dès le premier rapport sexuel. Néanmoins, il y a des effets secondaires à ne pas négliger.