La nidation

La nidation : moment phare de la grossesse

La nidation, on en parle souvent que l’on vive une grossesse naturelle ou par assistance médicale à la procréation. Dans nidation il y a nid, on comprend rapidement l’enjeu de cette phase : l’embryon se fixe à la muqueuse utérine. Une étape cruciale dans l’évolution de la grossesse

De la fécondation à la nidation
Ce n’est pas le tout que les spermatozoïdes rencontrent les ovocytes, il faut que de cette rencontre, l’embryon trouve sa route et réussisse à s’implanter dans la muqueuse utérine. Cette phase capitale pour la suite de la grossesse détermine le développement du placenta par l’embryon. Au moment de la nidation, l’embryon se divise en de multiples cellules qui à leur tour se divisent jusqu’à percer les parois de l’endomètre. La nidation a lieu en général 6 jours après la fécondation. Le 9ème jour, on considère que l’œuf a pénétré en entier. Si on calcule bien, avant de s’implanter, l’œuf a donc 6 à 8 cm à parcourir en 3-4 jours !

Y-a-t-il des symptômes de nidation ?
Il arrive parfois que surviennent des saignements, des pertes marron au cours de cette période. Ces saignements sont un des signes précoces de grossesse. La femme peut aussi ressentir des crampes abdominales. On peut aussi noter éventuellement une légère baisse de température. Mais ces symptômes restent rares et ne peuvent en aucun cas être assimilés à une grossesse. Il faut attendre quelques jours après la nidation, quand l’hormone HCG commence à être sécrétée. Là, les vrais signes de grossesse (nausées, seins qui gonflent…) apparaissent !

Transfert embryonnaire et nidation
La nidation représente un enjeu majeur, notamment dans les cas de grossesses avec assistance médicale à la procréation. Que ce soit pour une FIV ou une insémination artificielle, on ne parle jamais d’échec de transfert embryonnaire. Il s’agit uniquement du geste du clinicien qui consiste à implanter le ou les embryons dans l’utérus. En revanche, la nidation échoue souvent : seuls 10% des embryons transférés au 2ème jour de culture vont se nider, ce pourcentage passe à 20% si les embryons sélectionnés au départ sont viables. L’intérêt est donc de prolonger la culture embryonnaire pour favoriser la nidation. L’état de l’utérus et la stimulation ovarienne jouent sur la réussite de la nidation. On sait aussi que l’âge de la femme intervient : le taux de nidation est de 15% entre 25 et 30 ans, 7% à 40 ans. En cas d’infertilité masculine, le taux de nidation sera plus élevé. A noter également que si vous avez déjà eu une grossesse, alors votre taux de nidation est automatiquement plus élevé. Enfin, si vous en êtes à plusieurs tentatives d’insémination ou de FIV, vos chances de nidation diminuent comme votre fertilité.

En conclusion, on comprend aisément ce que cette phase représente chez beaucoup de couples qui tentent une technique d’assistance médicale à la procréation. La nidation va déterminer la réussite de leur tentative. Alors, y-a-t-il des traitements hormonaux pour favoriser la nidation ? Non pas vraiment. Le succès de la nidation dépend clairement du facteur chance.

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