La méningite

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La méningite à pneumocoque : une maladie qui fait peur
La méningite, quel parent n’a jamais entendu parler de cette maladie qui touche chaque année un peu plus de 600 nourrissons en France ?  La méningite à pneumocoque touche environ 200 bébés par an et même si la médecine a beaucoup évolué sur le sujet, il arrive encore que des bébés meurent de cette pathologie. D’où l’intérêt de reconnaître les premiers signes pour agir en conséquence.

La méningite, c’est quoi au juste ?
La méningite est une inflammation des méninges et de la moelle épinière. Deux causes possibles peuvent être à l’origine d’une méningite : une bactérie ou un virus. S’il s’agit d’une bactérie, les conséquences sont plus graves comme les séquelles si la maladie n’est pas diagnostiquée à temps. Le pneumocoque est ainsi la bactérie qui le plus souvent à l’origine des méningites bactériennes. On le sait, ce n’est que vers 5 ans, que l’enfant dispose des défenses immunitaires qui lui permettent de lutter naturellement contre un pneumocoque.

On comprend donc aisément qu’avant cet âge et avant 2 ans, la maladie, si elle se déclare, peut avoir de graves conséquences. Une méningite bactérienne qui ne serait pas traitée à temps pourrait entrainer chez un enfant des troubles de l’audition, de la vision, des difficultés de langage, une possible paralysie des mains ou des pieds. 15 à 20% des nourrissons ayant contracté une méningite de ce type gardent des séquelles neurologiques permanentes. Épilepsie, retard mental, troubles moteurs, surdité font également partie des séquelles. Et si la méningite bactérienne touche le système nerveux central, un risque de mort est possible dans les jours qui suivent, dans 15 à 20% des cas concernés.

Les symptômes de la méningite ?
Si vous avez une crainte quant à l’état de votre enfant et que vous suspectez une méningite, sachez que plusieurs symptômes déterminent un cas de méningite. Votre enfant se plaint de maux de tête, il a vomi, sa nuque est raide, sa peau présente des tâches rouges, il a une forte fièvre, ses muscles manquent de tonus, il somnole en permanence, autant de signes que vous ne devez pas prendre à la légère. Le diagnostic, via ponction lombaire permettra de confirmer ou non une suspicion de méningite et d’en déceler la forme (virale ou à pneumocoque).

Le traitement de la méningite
Le traitement repose lui sur la base d’antibiotiques pour venir à bout du pneumocoque. Quant à la conduite à tenir au quotidien, elle nécessite de ne pas avoir de contacts avec la personne infectée. Autrement dit, votre enfant s’il a contracté une méningite, pas de bisou ! Évitez de fumer car le tabagisme est facteur de risque important dans le cas d’une méningite à pneumocoque. Il est important aussi de bien assainir l’environnement de votre enfant, de bien vous laver les mains et de na pas partager son assiette.

Vacciner bébé pour la méningite
Depuis le lancement des premières campagnes de vaccination contre la méningite à pneumocoque, le nombre de cas rencontrés chez les jeunes enfants s’est considérablement réduit. Maintenant que vous en savez plus sur les lourdes séquelles de la méningite à pneumocoque, il paraît évident de vouloir vacciner son enfant à tout prix. C’est le fameux Prevenar administré au bébé dès l’âge de 2 mois avec deux rappels (4 et 16 mois) et remboursé par la sécurité sociale.