A la découverte de l’Ecole Steiner-Waldorf

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Si vous avez décidé d’une autre forme de pédagogie pour votre enfant que la pédagogie classique délivrée par l’Education Nationale, le choix n’est pas toujours évident. En effet, les formes d’enseignements alternatifs se sont développées en France depuis quelque temps déjà et de nouvelles méthodes font leur apparition. Le temps pour nous de vous aiguiller dans votre choix.

Faites connaissance avec Rudolf Steiner
Rudolf Steiner est né en 1861 en Croatie. Il est le fondateur de l’anthroposophie, qu’il qualifie de « chemin de connaissance », visant à « restaurer le lien entre l’Homme et les mondes spirituels ». Steiner est sollicité pour créer une école reposant sur une pédagogie qui notamment permettrait aux enfants d’acquérir les aptitudes psychiques nécessaires pour penser et mettre en œuvre de nouvelles idées pour l’organisation de la vie sociale. Il inaugure sa première école en 1919 qui accueille essentiellement les enfants de familles ouvrières pour un cycle d’études prévu sur 12 ans. Aujourd’hui, les écoles Steiner-Waldorf comptent environ 1 000 sites dans le monde, en Europe et en Amérique du Nord. En 2009, il en existe une vingtaine en France dont 11 officiellement associées en une Fédération des écoles Steiner-Waldorf.

Une pédagogie centrée sur le « faire »
Les écoles Steiner-Waldorf cherchent à articuler les enseignements intellectuels et l’exercice d’activités artistiques et manuelles. Au cœur de cette pédagogie, l’idée d’un homme libre et donc par extension, d’un enfant libre, à qui on donne amour, confiance et qui acquiert dans un climat serein, contrairement aux écoles classiques où la compétition entre les élèves prévaut. Tous les élèves sont accueillis, de la maternelle au lycée, sans distinction d’origine, de religion ou même de niveau scolaire. En maternelle, l’enfant apprend les couleurs, les sons, les rythmes, le jeu. En primaire, l’enseignement vise à développer les sens de l’enfant. Ce dernier fait d’abord les choses avant de les aborder par l’abstraction. A noter que les élèves peuvent ne faire que des maths pendant plusieurs semaines ! Pas de livres non plus car ce sont les travaux des enfants qui constituent les ressources des cours ! En secondaire, l’enseignement est fortement imagé et la production artistique particulièrement développée. Les notes débutent au collège.

Des avantages notoires
L’enseignement général favorise les émotions de l’enfant plutôt que la crainte, la rivalité et la concurrence. C’est pourquoi le redoublement n’est pas pratiqué, ni le saut de classe. L’épanouissement prime, ce qui est plutôt intéressant, dans un monde de plus en plus individualiste et où la culture du meilleur se propage partout, avec les effets néfastes qu’on lui connaît. Autre point positif, les élèves pratiquent les langues étrangères dès leur entrée à l’école et font des échanges avec des écoles étrangères.

Une image sectaire un peu trop « collante »
La pédagogie Steiner associe spirituel et religieux à l’enseignement, ce qui va à l’encontre de l’école laïque. Enfants non vaccinés, absence de normes de sécurité, pédagogie incohérente : un rapport commandé par le ministère de l’Education nationale en 2000 s’est étonné du fonctionnement des écoles Steiner. Les inspecteurs ont relevé « l’absence d’esprit critique » des élèves, « transformés en exécutants gentils mais béats ». Bref, même si les écoles Steiner ne sont pas considérées comme sectes en France, elles font toujours débat.